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20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 14:21

 

Magnifique!

Une épopée digne du grand Dumas mais avec une plume beaucoup plus fine.

Et l'on rit, et l'on pleure, et l'on s'accroche tant les aventures se multiplient et se culbutent, toutes tournée vers un même but.

Et les Grands de l'Histoire de France, socle du récit, nous content, avec une verve forte et colorée, une des périodes des plus troubles et des plus cruelles de ce pays, celle de la Fronde. Une guerre entre frères, entre père et fils, entre époux, entre quartiers, entre villes, tous d'un même pays qui pourtant pendant cinq longues années vont s'affronter pour le pouvoir. Pouvoir qui finalement reviendra entre ses mains légitimes, celles du Roi.

Et, en ces années noires, entre trahisons et guets-apens, famine et grande pauvreté, duels à la loyale et crimes sordides, fleurira l'amour le plus pur, le plus beau, celui capable de soulever des montagnes et de rendre les hommes meilleurs et libres de leur destinée.

Et de capes et d'épées, d'amitié et de grande philosophie, de trésors cachés et d'affaires résolues, nous voilà au cœur de Paris, celui lumineux de Notre-Dame, celui plus sombre des égouts, et on avance alors la tête bien droite car l'honneur , le devoir et la justice ne peuvent que prévaloir sur tout le reste.

Une leçon d'histoire, une leçon de vie aussi ; un roman d'amour, un immense thriller ; un jeu de stratégie, une incursion dans un monde de perversion absolue ; un livre que je n'oublierai pas de sitôt !

 

« Le masque semblait effarant par sa platitude même et pareillement tout manque d'expression. Des traits lisses, sans rides, presque stylisés et qu'on eût plutôt imaginés du côté de l'art païen quand on sait comme les cruels artisans barbares impriment quelquefois à leur talent la marque d'une déconcertante neutralité. »

 

« Il croyait au bien, donc au mal ; à Dieu, donc au diable. Mais jamais les œuvres du Malin ne s'étaient présentées à ses yeux effarés avec une telle netteté. »

 

« Après un potage à la bisque de pigeons relevé de pointes d'asperges, on attaqua une croupe de veau garnie de côtelettes, des fricandeaux farcis, un cochon de lait, des fromages de Fleury et de Brie puis une tarte aux pomme. Le tout arrosé d'un excellent vin de Graves. »

 

« Nissac était la guerre, l'homme de guerre. On devinait le général sans qu'il fût nécessaire de savoir son nom et sa qualité. Avec lui, avec cette silhouette, avec toute cette violence de l'homme couché sur son cheval pour lui allonger l'encolure, on croyait entendre les hurlements des blessés, le bruit des boulets, les remparts qui craquent, les charges qui se brisent, l'infanterie qui reflue. On imaginait le sang, les rubans d'intestins sur la verdeur des prés. On sentait l'odeur de la poudre et les fragrances aigres de la peur. »

 

« Les hommes ne pourront point toujours passer au large de la détresse, fût-elle celle d'un individu. Et c'est ainsi que le monde changera. »

 

Trop contente, cinq lectures, cinq coups de cœur :-)

Et pour ce qui est de Fajardie, trop heureuse d'avoir découvert, du coup par hasard, plusieurs de ses romans dans ma bibliothèque.

Oh, ma merveilleuse bibliothèque, qui garde toujours en son sein quelques trésors non lus, juste pour si un jour je me casse les deux jambes ou alors, pour combler facilement les items d'un challenge multi-défis de Babelio ;-)

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Published by Carine - dans Roman
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