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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 10:32

 

Un roman de fiction tellement proche de nous, on y est là : surpopulation, pollution, gaspillage, surconsommation, guerre, haine des religions, haine par les religions, et j'en passe.

Un roman de fiction donc qui offre une possibilité d'avenir pour un groupe restreint, bien choisi…

Mais est-il possible de vraiment bien choisir, est-il possible de supprimer la haine, la jalousie, la vengeance du cœur des hommes ? C'est une question que je me suis posée il y a très longtemps et clairement ma réponse est la même que celle de l'auteur, à savoir que l'humanité, la société, n'évolue pas, elle ne fait que répéter, cycliquement, les erreurs du passé et c'est d'un triste...

 

« - Qu'est-ce que je peux faire pour passer de 75 % à 76 %?

- Impressionne-moi. Surprends-moi toujours. Je peux tout pardonner sauf une chose : l'ennui. »

 

« Le choix de l'humanité dans le futur lointain sera de vivre soit comme des rats soit comme des fourmis. »

 

Une plume rythmée, colorée qui vole au fil des étoiles et qui, avec beaucoup d'humour et de simplicité, nous enchaîne dans le cycle infernal de la reproduction des idées, de la meilleur à la pire, de la plus utopiste à la plus destructrice. Une fin magistrale en immense clin d’œil ;-)

Un auteur que je viens de découvrir même si j'en avais beaucoup entendu parler, un auteur que je ne vais pas oublier de sitôt !

 

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4 mai 2017 4 04 /05 /mai /2017 21:07

 

Un tout grand merci à Babelio et aux éditions Armada pour ce roman reçu dans la cadre de la dernière Masse Critique.

Bof, bof et bof, et c'est déjà beaucoup…

Un bon script de film, peut-être, avec quelques actions bien violentes qui durent et meublent…

Pour le fond, rien de neuf sous le soleil si ce n'est la mièvrerie du super soldat qui choque un tantinet. Entre des bagarres mortelles à tous les coups, le voilà qui récite à chaque fois les mêmes mantras pour se remettre sur la bonne voie, « Petit Bambou » est dans sa tête ;-)

Pour la forme, ce n'est pas de la littérature jeunesse même si j'y ai pensé un moment et c'est très péjoratif pour les jeunes. Plume minimaliste, sans aucune poésie ni recherche si ce n'est pour quelques termes médicaux assez précis et réactions chimiques bien particulières qui là, sont assénés et répétés tout au long du récit.

De la SF de pacotille qui peut éblouir les amateurs de belles couvertures et encore.

 

« Car la pire des morts se nomme Trahison, tandis que le sacrifice inspire le plus grand des respects. »

 

On est quand même ici à des années lumières d'un Barjavel, d'un Bottero ou d'un Bordage et je ne parle que des auteurs français de SF :-p

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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 16:19

 

Une lecture complexe qui pourtant se lit d'une traite.

Une perspective futuriste qui fait frémir tant son côté fiction n'est pas si loin de notre réalité.

Un thriller historique qui commence au Ier siècle de notre ère, en Judée, et nous promène du bassin méditerranéen aux confins de la Chine impériale ; de Jésus au très Saint Père en passant par Gengis Khan.

Une analyse approfondie de notre monde présent où le libéralisme à tous vents et le matérialisme exacerbé ont creusé un fossé de plus en plus grand entre une poignée de personnes très très riches et une masse populaire, de plus en plus pauvre, de plus en plus précaire.

Une hypothèse des plus sensées mais des plus inhumaines pour circonvenir une épidémie dans un monde surpeuplé ; solution déjà en voie d'acceptation d'une certaine façon ; quelle horreur !

Une approche de la Vérité de Dieu qui nous présente deux faces, une rigide d'égoïsme glacé, l'autre chaleureuse d'amour partagé, deux visages aux finalités opposées.

Un conte incessamment répété sous sa forme première, dans sa logique scientifique, dans sa version accusatrice.

Une Éthique morale enfin qui seule peut mener à l'espoir, qui est la porte de la « revivance ».

Une plume riche et colorée qui bouscule le lecteur et l'oblige à mener une réflexion sur le sens de la vie.

 

« Les gosses hallucinés des années 1990, soudés six heures par jour à leurs consoles vidéo, accueillirent les cocons, vingt ans après, comme une évolution naturelle : ils n'étaient, somme toute, que la concrétisation d'un vieux rêve, l'immersion totale dans un monde virtuel, hors d'atteinte des vicissitudes du réel. »

 

« Les dix mille sondés du Panel ne réclamaient pas justice : ils voulaient un coupable. Désigner un coupable était la règle d'or de la gestion des crises. Réfléchir était facultatif et ne venait en tout état de cause qu'ensuite. Un bon coupable, convenablement diabolisé, dispensait même de chercher les véritables causes d'un problème. »

 

« Seule la cathédrale de pierre résiste au temps. Celle de bois est vouée à disparaître. Elle n'en est pas moins noble. Donner de l'esprit à la matière : n'est-ce pas une justification suffisante ? »

 

Alors, soyons vigilant, soyons bien conscient que :

« Le Web ne relie pas, il disloque. Il ne rapproche pas, il démembre. Il n'unit pas, il isole. Le Web, c'est le contraire de la vie. »

Et si, un jour, on vous propose une société ZéroContact, pour vous protéger, pour vous préserver, alors fuyez, c'est un mensonge !

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14 juin 2016 2 14 /06 /juin /2016 14:03

Et si, seuls, les enfants pouvaient sauver la terre…

Pas par l'amour de leurs bisous ni la tendresse de leurs petits bras mais par le jeu…

Et l'armée, bien sûre, a bien compris leurs potentiels : ils sont rapides, efficaces, nés avec une manette dans les mains, stratèges avant de savoir lire et si on les arrache suffisamment jeunes à leurs familles, supra malléables. Et quand, en plus, ils sont surdoués, il n'y a pas le choix, il faut les former militairement même s'ils dorment encore avec leurs doudous.

Une lecture facile même si les simulations en 3D demandent quand même un peu d'imagination, un rythme soutenu, des personnages super attachants (sauf les grands méchants qui ne font pas de câlins aux petiots) et surtout, une fin inattendue (sauf pour ceux qui ont vu le film ou qui ont lu la fin du livre avant de commencer…).

Pas de la grande littérature, pas de la SF explosive, mais j'ai bien aimé :-)

« C'est pour ça que je suis né, non ? Ma vie n'a aucun sens si je n'y vais pas. »

« Les individus sont tous des outils, que d'autres utilisent pour permettre à la race de survivre. »

« Si un type ne peut pas te raconter son histoire, tu n'auras jamais la certitude qu'il ne cherche pas à te tuer. »

« Mais après des années passées à voir ces gosses voler, le football me fait un peu l'effet d'un combat de limaces. »

« Je leur ai volé leur avenir ; tout ce que je peux faire, c'est m'acquitter d'une partie de ma dette en découvrant ce que leur passé peut m'apprendre. »

Un roman que je place pour l'item « Un livre dont le narrateur est un enfant » pour le challenge multi-défis 2016.

Et maintenant, j'ai vraiment envie de commander les trois tomes suivants :-p

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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 20:23

Et le troisième tome est celui des explications… On comprend enfin ce que l'on soupçonnait, on met des mots corrects sur des concepts aux noms farfelus, on entre dans le vif du personnage principal qui lui aussi se cherche…

Toujours dans le cadre d'une situation socio-politique difficile qu'il puise dans notre histoire moderne et qu'il maîtrise de bout en bout, l'auteur nous entraîne dans une aventure qui finalement ne concerne que la survie future de notre plombière géniale. Plombière qui s'humanise, qui se découvre au fil de ses propres morts et qui défie son créateur à l'échelle de l'univers.

« Tu t'attendais à ça, Saryll ? »…

Et je ne me lasse pas de vous Monsieur Ayerdhal, votre univers, même s'il est plus politique que mes lectures habituelles comble mon besoin d'aventures et de connaissances humaines.

Pour les 3 S, je crois finalement qu'ils ne sont pas vraiment indispensables pour faire d'une histoire un bon roman, il suffit d'un personnage surprenant et attachant et là, pour le coup, Elyia remplit bien son rôle.

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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 17:46

La fougue juvénile semble avoir quitté l'auteur qui adopte une plume plus classique sans pour autant perdre sa vision futuriste qui reste ébouriffante. Ainsi tel restaurant qui semble sortir tout droit des dessins d'Escher, tel ce plat imaginaire de pain trop levé qui me fait baver rien qu'en y repensant.

Le vocabulaire se lisse tout en restant innovant et l'histoire, mieux construite et plus lisible que dans Cybione, n'est plus juste l'explosion d'un cerveau débordants d'idées mais bien une histoire construite et certainement relue ;-)

Pas de sexe ici et d'ailleurs, le personnage principal s'en plaint un peu à la fin ; du sang, pas vraiment non plus, juste quelques poursuites mortelles mais où l'hémoglobine n'a pas vraiment sa place ; de la sueur, là oui, pour gérer au mieux les implications politiques, stratégiques et sociales d'une utopie qui s'attaque à un gouvernement démocratique qui a le 'pouvoir des élus et pas des électeurs'...

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30 mai 2015 6 30 /05 /mai /2015 17:06

Que dire des premières pages de cette intégrale si ce n'est qu'il faut s'accrocher et surtout ne pas se bloquer sur une impression de totale incompréhension. Je crois lire un auteur de SF et je me trouve engluée dans un vocabulaire de plomberie assez cru et vulgaire qui finalement ne sera que la métaphore assez ludique d'un merdier gouvernemental à résoudre…

Et dès la quatrième page me voilà déjà prise dans la première grande aventure d'Elyia, le roue de secours de la roue de secours de la roue de secours des situations impossibles à résoudre.

Ce n'est pas le roman « Les cavernes d'acier » d'Asimov et pourtant, tout de suite une similitude m'est apparue ; ce n'est clairement pas du San-Antonio et pourtant l'auteur joue bel et bien avec les mots ; ce n'est pas non plus « Blade Runner » et pourtant plusieurs images du film me sont revenues en tête lors de ma lecture. Et même si parfois la situation globale semblait bien embrouillée, surtout pour ma petite tête, l'ensemble est un premier essai ma foi, pas mal réussi du tout.

Bravo Monsieur pour avoir en fait bien respecté la règle des trois S : du sang, il y en a bien ; du sexe, à améliorer peut-être et de la sueur, sueur qui a dû dégouliner de votre front lors de la seconde présentation du manuscrit sans l'avoir modifié d'un poil :-)

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28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 15:32

Assez réaliste, l'auteur nous conte comment une civilisation en quête de justice et de liberté retombe après quelques siècles dans les mêmes ornières qui ont entraîné l'extinction de la quasi totalité de sa population divisée.

Structuré comme « Abzalon » avec en tête de chapitre un extrait de journal intime, le livre est très plaisant à lire notamment grâce à la richesse d'évocation ainsi que l'imagination fertile de l'auteur qui manie la langue française avec beaucoup de brio. Une verve colorée, des personnages complexes, humains..., une histoire qui nous interpelle finalement par le parallèle avec notre propre histoire.

Du tout bon Bordage où l'amour est et reste l'unique possible pour un monde en paix ;-)

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21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 17:43

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Superbe... Du tout grand Bordage !

Une fois encore, l'auteur nous parle des hommes : des puissants, des criminels, des sournois, des rêveurs, des nostalgiques, des aventuriers... Avec une plume fluide, il nous fait vivre une époque futuriste toujours pleine des mêmes contradictions que l'on vit aujourd'hui.

C'est toujours un travail de réflexion que de lire Bordage, il nous oblige à repenser le monde, notre monde, la société, notre société et nous montre des possibilités... Des options qui ne sont possibles que si notre coeur reste ouvert à tous les possibles !

Un vocabulaire riche et coloré ; une connaissance de l'homme, de ses forces et ses faiblesses ; des personnages forts et percutants ; une analyse critique de la société, de ses piliers, de ses ressources; le tout formant un récit bouleversant...

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21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 14:39

Une découverte que ce roman que je n'avais jamais lu. Très bien écrit, comme d'habitude en fait, ce roman nous interpelle sur la fragilité de l'humanité.

Des grands pontes qui veulent construire un monde parfait et qui, pour ce faire, n'ont rien trouvé de mieux que de déclencher une troisième guerre mondiale qui va réduire la population mondiale drastiquement ! Et là, commence le combat, entre les derniers « hommes » et les légions de l'Apocalypse créées pour les exterminer et laisser place nette pour accueillir les « descendants » des Elus.

Quelle plume, quel talent pour décrire un monde pas si futuriste que cela finalement et surtout, des humains, qui restent malgré les épreuves, toujours attachés à des concepts du passé, des hommes qui ont du mal à s'ouvrir à la différence, des êtres qui confondent société et humanité, des gens comme nous qui restent parfois englués dans nos ornières... C'est un récit d'espoir où l'amitié et l'amour ont la part belle. C'est un roman, plein d'émotions et de tendresse pour l'humain. C'est un hymne à la vie, parfois très cru, souvent très beau. Un livre à lire quoi :-p

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