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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 15:58

Que dire de cet essai si ce n'est qu'entre lui et Cyrano, il n'y a pas photo…

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Facile aussi de parler de ses propres expériences exotiques, ainsi m'en vais-je vous conter notre aventure en BMW Z4 sur les routes bien balisées de Belgique. Ainsi, nous voilà partis, cheveux aux vents, sourire au lèvres, petite valise dans le coffre (qui est énorme par rapport aux autres cabriolets que nous avions testés…) et prêts pour l'aventure, la vraie. Allez, un petit week-end, une excursion facile pour faire le tour des cimetières non encore visités (bon d'accord, ça fait glauque mais c'est pour la bonne cause, généalogie quand tu nous tiens), première étape à une cinquantaine de kilomètres de la maison et le chemin nous était bien connu, mais c'est l'aventure et nous voilà embarqué dans une magnifique chaussée inconnue dont le nom donne des frissons à qui aime l'histoire. Chaussée de Brunehaut qu'elle s'appelle, c'est pas rien quand même, une princesse wisigoth devenue reine des Francs, ça en jette ! Et tout commence gentiment, une belle chaussée bien pavée, bordée de beaux arbres aux cimes ensoleillées, et l'on entend bien le gazouillis des oiseaux, et l'on profite bien de la bonne odeur de la campagne, et doucement, on s'est enfoncés après une dizaine de kilomètres dans ce qu'il faut bien appeler un chemin de terre semé de cailloux, truffé de bosses et de fosses, de plus en plus étroit et qui semblait se terminer dans une douce prairie dont l'accès ne se faisait plus que par quelques tracteurs courageux. Chaussée de Brunehaut qui un temps fut peut-être le chemin des carrosses entre Florenville et Arlon mais qui depuis longtemps, abandonnée aux fermiers peu scrupuleux et surtout peu soigneux, l'ont laissée en jachère, oubliée, perdue et tout à fait impraticable pour une voiture de notre temps qui plus est un cabriolet bas sur roue. La conclusion, une marche arrière pour le moins laborieuse, une heure de perdue, beaucoup de stress et finalement, un énorme fou rire à chaque fois que l'on parle de notre fichue chaussée. Voilà, vous ai-je fait rire, je ne crois pas ; cela vous a-t-il apporté quelque chose, je ne crois pas non plus ; ainsi en est-il de cet essai qui parle bien mais qui n'émeut point !

...

 

« Ce que j'aimais, ce n'était pas l'absolu de la vitesse, c'était le contraire de la lenteur, qui est relatif : faire vite, plutôt qu'aller vite. »

 

« Ce n'est pas tout de posséder un beau monstre, encore faut-il que les autres en soient privés. Que les purs esprits me jettent la première pierre. »

 

« Si la comparaison entre femmes et voitures, bien que tentante, ou à cause de cela, me paraît toujours vulgaire, il est un domaine où elle s'impose avec naturel : celui de l'occasion. »

 

« Méfiez-vous des femmes qui ne conduisent pas : elles ont les chairs molles. »

 

Comme auteur, il a eu des hauts et des bas, eh bien ça ne m'étonne pas ! Ce que j'ai lu ici montre surtout beaucoup de pédanterie et de snobisme et un peu de racisme et de misogynie aussi : « J'expose mes voitures, mes excès (en voiture), mes fantasmes (en voiture), mes amis (bien connus et via la voiture) et mes convictions (très légères ces dernières et toujours, en voiture) ». Pas de sociologie ni de philosophie, juste une liste de voitures auxquelles il associe quelques événements de vie très peu transcendants pour moi…

Pour être tout à fait honnête, la voiture pour moi n'est qu'un objet qui sert à se déplacer, et donc, le lyrisme dont l'auteur use et abuse pour parler de ses automobiles me passe bien au dessus de la tête. Et si un essai, c'est parler de soi au travers d'une de ses passions, le genre ne me plaît pas non plus…

Une lecture barbante, 147 pages de pur ennui !

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Published by Carine - dans Essai
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