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20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 16:50

Mon premier, un jeune, trop beau, naïf et confiant

Se fait rouler dans la farine comme un innocent.

Mon deuxième est juste un jouisseur paresseux

Qui se punit pour un accident malheureux.

Mon troisième, éblouissant, intrépide et fier,

D'un crime non commis ne saura se défaire.

Mon dernier, d'une faute d'amour puérile

Se vengera en prenant forme plus virile.

L'ensemble, imprévu, cocasse et puissant

Un cercle d'amis à jamais, pour longtemps.

« L'amour. Ce mystère qu'évoquaient les sonnets, les contes de fées et les romans.

L'amour. Cette émotion fugace qui faisait pleurer, chanter et souffrir.

L'amour. Ce sentiment qui bouleversait la vie, avivait les couleurs, illuminait tout. L'émotion que tant de gens recherchaient désespérément. »

Et voilà, fini, déjà… Quatre romans, quatre styles, un même plaisir… Une auteure à suivre assurément :-)

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20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 16:40

La série continue, le plaisir aussi…

La vieille fille a fait place au bas-bleu qui fait place à la morte... pas morte !

Car il faut bien se rappeler quand même que la série concerne des canailles ; des nobles déchus, des jeunes élites mis au ban de la bonne société et pourquoi pas, de meurtriers… Sauf, que la morte n'est pas morte !

Et l'histoire se poursuit, tout en poings, tout en KO... et en tasses de thé enrichies au laudanum, autre façon de mettre l'adversaire KO ;-)

Troisième opus, troisième style, et on ne se lasse pas. On retrouve tous nos personnages amis qui ne se privent pas d'intervenir avec beaucoup de tendresse et d'humour et les voilà mettant leur petit grain de sel dans une histoire, somme toute, assez personnelle.

« Sans le passé, il n'y aurait pas de présent, ni d'avenir. Je n'en regrette pas une minute. Il nous a amenés ici, à cet instant. A l'amour. »

L'auteure maintient le cap et le niveau. Seul bémol, comme c'est prenant, vivant, marrant et bien, ça se lit beaucoup trop vite. Plus qu'un tome est la série sera déjà terminée…

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20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 16:30

Pas mal du tout, surtout pour un deuxième tome qui souvent dans les séries est bien pâle et décevant !

Après la vieille fille de 28 ans, le bas-bleu ; curieuse, attentive et terriblement timide, cachée derrière ses grosses lunettes.

Si pour la première, le temps des saisons à Londres est bien terminé ; pour la seconde, il n'a pas d'objet car qui s’intéresse à l'horticulture, à l'astronomie, à la sociologie… Et si la première a trouvé une canaille, sa sœur va en trouver une autre en n'ayant comme unique objectif que la connaissance bien sûr ;-)

Une plume colorée qui vole au rythme des questions les plus indiscrètes, les plus intimes ; des personnages pour le moins étranges, loufoques mais très attachants ; une histoire bien différente et pourtant si prenante sur un sujet mille fois conté :-)

« Le chrome. C'est un additif dans le cristal qui le rend rouge. S'il y avait un autre additif… ce ne serait pas un rubis. Ce serait un saphir… Une erreur commune est de croire que tous les saphirs sont bleus. Ils peuvent être verts, jaunes ou même roses. Ca dépend de l'additif. C'est seulement s'ils sont rouges qu'on les appelle rubis. »

« J'ai étudié un grand nombre d'espèces végétales et animales au fil des ans et, s'il y a une vérité à déduire de mes études, c'est celle-ci : qu'ils soient chiens ou être humains, les rejetons de mêmes parents montrent plus de différences que de ressemblances. »

« Toute ma vie… deux et deux ont fait quatre. Mais maintenant… c'est faux. Cela ne fait plus quatre. Cela fait vous. »

Une auteure qui renouvelle le genre pour notre plus grand plaisir.

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9 septembre 2016 5 09 /09 /septembre /2016 15:03

Difficile de trouver les mots quand les tomes d'une série géniale se suivent, ne se ressemblent pas et sont à chaque fois un coup de cœur !

Et quel plaisir aussi de retrouver tous les membres de cette fabuleuse famille, pas juste en coup de vent, pas pour un rappel de l'histoire, non, ils sont bien présents, tous, et c'est génial.

Ici pas de bohème, pas de romani, juste un cadre strict, sans fioritures, rythmé à la minute près, sans sommeil, sans rêve et qui, d'un coup de baguette magique (bon, peut-être deux ou trois), respire le bonheur et découvre la joie des plaisirs simples.

Toujours aussi bien écrit, d'une plume vivifiante, colorée et rigolote, sur un fond qui aborde pleinement le sujet thème de la saga à savoir la famille, l'éducation des enfants et surtout, la liberté d'expression (à table notamment ; j'adore, c'est juste comme à la maison avec le bâton de paroles ;-) ).

« La saison londonienne est à peu près aussi excitante qu'une course d'escargots. »

« Un lapin et un chat peuvent vivre ensemble et en paix. Mais le lapin doit manifester de l'assurance – il faut qu'il charge au moins une ou deux fois le chat – pour qu'ils puissent devenir amis. »

« Ne discute jamais avec une femme quand elle est dans cet étét. Contente-toi de t'excuser platement, et de promettre de ne jamais recommencer. »

J'ai beau chercher dans la bibliothèque, les tomes 4, 5 et 6 manquent désespérément… Je ne saurais donc pas comment Leo va s'y prendre avec Catherine, comment Beatrix trouvera un homme aimant autant les animaux qu'elle et surtout, qui est concerné par le dernier opus. J'ai même écrit aux éditions 'J'ai Lu' qui malheureusement n'ont plus ces romans en stock et ne pensent pas de suite à une réédition…

J'suis trop triste mais la bonne nouvelle, quand ils seront réédités, je relirai toute la saga :-)

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7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 17:38

Wouah ! Encore un chouïa meilleur que le précédent, c'est peu dire :-)

Il y a du rythme, de l'aventure, du suspense, de la poésie, beaucoup d'humour, de la tendresse, de l'érotisme aussi et surtout une famille qui déborde d’empathie, de chaleur, de drôlerie, de gentillesse et d'impertinence ; une famille qu'on a bien du mal a quitter même quand le livre se termine et que la dernière page se ferme. Une seule envie alors, plonger directement dans le suivant pour retrouver tous ces personnages si vivants, si différents, qui dégagent de la joie et de la bonne humeur, du bonheur tout simplement.

« Il est facile d'avoir une bonne réputation – il suffit de ne rien faire. Mais se forger une mauvaise réputation… eh bien, cela demande quelques efforts. »

« Leo avait le plus grand mal à imaginer la ligne mince et sévère de sa bouche s'incurvant en un sourire. D'ailleurs avait-elle même des dents ? Le doute était permis puisqu'il ne les avait jamais vues. »

« J'ai toujours trouvé insupportable, vraiment, que l'on dise d'une femme qu'elle a 'attrapé' un homme. Comme si c'étaient des truites que nous avions ferrées et tirées hors de l'eau ! »

« L'enfer n'était pas un gouffre de feu et de soufre ; l'enfer, c'était de vous réveiller seul, les draps trempés de vos larmes et de votre semence, sachant que la femme dont vous avez rêvé ne vous reviendra jamais. »

Je ne comprends pas comment je suis passée à côté de cette saga lors de sa parution en 2011… Me reste plus que le tome 3, trouvé avec les deux autres dans une brocante… Et les trois suivants sont introuvables… Je pleure d'avance et fais le fervent souhait d'une réédition rapide :-)

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Published by Carine - dans Roman rouge
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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 16:01

Chapeau ! Je connais l'auteure, mais là, elle m'a bluffée !

Une belle plume, un rythme soutenu, de l'humour à foison, beaucoup de tendresse, un brin d'érotisme et pour changer, un chouïa de surnaturel, le pied quoi ;-)

Bon, je rassure tout le monde, ce n'est pas de la grande littérature, c'est un moment de détente sans prise de tête et sans énervement. Faut dire que Chantal Thomas m'avait passablement énervée avec sa pseudo culture pondue d'une manière pour le moins pompeuse. Je m'égare…

Pas de sublimes écossais ici, juste de merveilleux bohémiens ; pour d'aristos prétentieux, juste quelques nobles éclairés ; pas de midinettes ignares, juste des filles curieuses et cultivées ; pas de règles imbéciles ni de conventions débiles, juste la gestion d'une famille avec les moyens du bord… Une vie presque normale, presque…

« Puisque vous n'aviez pas de problème de désir dans le passé, je ne peux que supposer que, comme cela arrive pour d'autres appétits, le vôtre a été rassasié par un excès d'uniformité. Un brin de nouveauté, voilà peut-être juste ce qu'il vous faut. »

« Si nous mangions à la manière bohémienne, assis autour d'un feu, je vous offrirais les bouchées de viande les plus goûteuses, la tranche de pain la plus tendre, les morceaux de fruits les plus sucrés. »

C'est sans appel, je passe au tome deux ;-)

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5 septembre 2016 1 05 /09 /septembre /2016 15:14

Dieu quelle déception alors que la quatrième de couverture promettait tant pour les amoureux de l'Histoire.

Oh, l'auteure a de belles lettres, son vocabulaire en atteste même si certaines phrases sont assez bancales même si le rythme est plutôt décousu même si parfois on se demande, tout en lisant, si l'auteure sait toujours elle-même où elle en est de son récit. Mais ça, c'est peut-être un style qui plaît ou non, ce n'est pas encore le pire.

C'est génial de mêler la fiction avec l'Histoire, comme je l'ai déjà dis dans d'autres critiques, cela donne un fond solide sur lequel l'auteure peut alors s'appuyer pour déployer son imaginaire. Mais quand l'Histoire est modifiée par petites touches, quand les faits sont déformés, quand les sources sont manipulées pour convenir à la route des personnages fictifs, alors là, moi, ça ne me plaît pas du tout ! Car, ce que j'aime par-dessus tout dans les romans historiques, c'est la recherche que je peux faire après pour approfondir et encore mieux connaître les personnages, la période décrite et les mœurs de l'époque. Le plaisir n'est clairement plus le même quand on se rend compte que ce que l'on vient de lire est loin d'être conforme aux faits historiques et que l'auteure, du coup, n'est qu'une sorte de révisionniste :-(

« Or, pour mon père, je l'ai dit, l'idée de besoin était abominable. Il ne se sentait pas concerné par le problème de notre subsistance. A ses yeux, la vie matérielle n'était qu'abjection. Même en ses aspects matérielle soi-disant spirituels comme le goût de la beauté et l'inclination pour les arts. Mais s'il se contentait d'ignorer l'art, il était une chose qu'il honnissait en particulier et dont il se préservait davantage que la peste : le travail, malédiction originelle, penchant ignoble, péché d'orgueil et de désespoir. »

« - 'Catin', lui ai-je demandé, qu'est-ce que ça veut dire ? C'est lié à 'câlin' ?

- Exactement. La catin est une femme qui prodigue des câlins dont aucun n'est gratuit. »

« Le sujet parfait est l'homme qui jouit de se ruiner pour une femme qui lui refuse tout. »

On est bien loin d'un Jean Teulé qui nous conte aussi l'Histoire à sa façon, mais bien plus dans la caricature truculente qui enchante et fait rire que dans la manipulation qui désinforme comme c'est le cas ici.

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Published by Carine - dans Roman
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3 septembre 2016 6 03 /09 /septembre /2016 10:46

Un régal !

Bien écrit, un rythme soutenu, de l'humour à la pelle, un brin d'érotisme et des personnages inoubliables, le tout formant un tout bon livre rouge qui se lit juste trop vite.

Pas vraiment génial d'être une jeune aristocrate dans l'Angleterre du début de XIXème siècle ; il faut être parfaite au sens des convenances, il faut être insipide pour ne pas faire d'ombre à son mari, il faut être irréprochable, il ne faut pas être trop intelligente non plus et surtout, il faut rester digne en toutes circonstances. Et quand la course au mariage arrive, si la perfection est de mise, si la beauté est souhaitable, la dot doit rester conséquente…

Ici, pas de midinettes ni de niaiseries, juste une vieille fille de 28 ans, laissée sur le carreau du mariage et sur qui tombe l'anathème. Une bonne chose finalement car ainsi elle pourra vivre de nombreuses aventures et réaliser au moins un rêve d'enfant.

C'est un véritable plaisir enfin de découvrir nos deux principaux protagonistes au fil du temps dans un échange épistolaires qui émaille tout le récit ; lettres écrites, envoyées et répondues ; lettres écrites, envoyées et restées sans réponses ; lettres écrites, juste écrites...

« - Ont-ils les qualités qu'il faut pour faire de bons maris ?

- Oui, ils sont de sexe masculin et célibataires. »

« Une lueur s'alluma dans les beaux yeux bleus de la jeune femme, une lueur dont il risquait de devenir dépendant. Espoir. Bonheur. Il se sentait incroyablement heureux d'en être à l'origine. »

« Vous vouliez transmettre le passé à ceux qui feront l'avenir. »

Encore une nouvelle auteure de livres rouges que je ne connaissais pas mais qui vaut largement le détour. Les trois volumes suivants de la série sont commandés et je les attends avec impatience ;-)

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Published by Carine - dans Roman rouge
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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 10:17

Mon premier Bussi et je suis perplexe…

J'ai adoré l'écriture, poétique, jolie, raffinée presque féminine. Donc, pour la forme rien à reprocher.

L'histoire quand à elle est assez alambiquée, ce qui n'est pas un mal pour un thriller ; elle est bien documentée sur la mémoire des touts petits et ça, c'est génial, on apprend tout en se faisant plaisir.

Mais là où le bas blesse pour moi, c'est dans le comportement des officiers de police et surtout des deux obsessions de la commandante à savoir les beaux culs et son ventre désespéramment vide à l'approche de ses 40 ans ! Une petite remarque en passant sur le sujet, ça va mais en faire la ligne directrice du bouquin en parallèle de l'enquête, là, ça m'a vite lassée.

Et je ne parle même pas du dénouement qui peut en satisfaire certains mais qui m'a laissé sur ma faim.

« Un souvenir auquel il se force à penser tous les soirs, pour ne pas l'oublier si personne ne lui en reparle. Un souvenir qu'il se plante comme un clou dans le crâne. Un clou pour y accrocher une sorte de drap dans son cerveau, pour ne pas voir ce qu'il y a derrière. »

« Tout ce que vous faites avec vos gosses pendant les soixante premiers mois de leur vie, les emmener au zoo, à la mer, leur raconter des histoires, fêter leur anniversaire ou Noël, vous vous en souviendrez avec émotion, toute votre vie, comme si c'était hier, alors que pour eux, pschitt… le néant ! »

« Ce psy avait des yeux étoilés à vous persuader qu'il existe une vie sur Mars, à vous convaincre de monter à deux dans une fusée pour aller la repeupler. »

Un roman noir qui ressemble par certains côtés à un mauvais livre rouge :-p

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Published by Carine - dans Roman policier
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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 09:48

Enfin, oui enfin, après plus 30 ans, j'ai enfin pu relire ce roman qui ne m'avait pas laissée indifférente alors.

Et non seulement, j'ai pu le relire mais j'ai pu le remettre à sa place dans ma bibliothèque, place qu'il n'aurait jamais dû quitter en fait. Et donc, avant de faire ma petite critique, je vous donne un petit conseil, ne prêtez pas vos livres aux personnes qui ne les respectent pas, famille ou amis, au risque de ne jamais les revoir !

Bon, retour au roman, et bien, c'est pareil qu'il y a 30 ans, j'ai adoré.

L'auteure d'une plume riche et fluide nous conte l'histoire d'un amour impossible qui pourtant a duré toute une vie, la vie tumultueuse de Robert Dudley, premier comte de Leicester. Super bien documentée, l'auteure nous plonge dans les racines de cet amour de jeunesse, dans l'éclosion de cet amour passion qui mènera bien plus tard à une relation tissée d'amitié, de fidélité, de tendresse et de confiance.

Et non seulement nous suivons pas à pas la jeunesse du jeune Robert mais aussi celle d'Elisabeth d'Angleterre, fille d'une grande beauté, très cultivée, et d'une intelligence politique surprenante pour une aussi jeune personne.

Et si dans beaucoup d'autres romans, le sieur Robert apparaît souvent comme un être méprisable, vicieux, orgueilleux au-delà du possible, brutal et méchant, il est décrit ici comme un jeune homme cultivé, raffiné, généreux qui malheureusement tombe fou amoureux d'une jeune fille belle comme le jour mais à la cervelle d'oiseau ce qui le rapprochera de son amie Elisabeth qui deviendra vite son seul vrai amour.

« En un bref éclair d'intuition, elle comprit ce qu'elle avait fait. Elle l'avait rendu ridicule devant sa brillante famille, oui, ridicule de l'avoir choisie contre le gré du comte, d'avoir parlé d'elle, de s'être peut-être vanté d'elle aussi. Elle lut tout cela sur le fier et beau visage, sur la moue des lèvres si joliment ourlées. Un instant, en proie au désespoir excessif de la jeunesse, elle eut envie de mourir. Comme elle se sentait malheureuse. »

« Pourquoi ne pas admettre tout de suite que la femme qu'il voulait n'était autre qu'Elisabeth, non pas parce qu'un sang royal coulait dans ses veines ni parce qu'un jour elle serait reine, encore que cela comptât, certes, mais parce qu'elle représentait ce qu'il cherchait dans une femme. Ardente, volontaire, infiniment cultivée, elle pouvait lui en remontrer par son savoir et son corps aux fines attaches possédait pour lui un attrait qui n'était pas uniquement physique. »

Un roman riche sur une période difficile de la royauté anglaise à savoir la succession d'Henri VIII et les péripéties souvent sanglantes qui ont suivi !

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Published by Carine - dans Roman
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