Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 16:18

Et encore une trouvaille dans ma boîte surprise, et encore un premier roman !

On croît qu'une lecture aisée et rapide fera une critique simple et facile à pondre… Eh bien non !

Allez, je me lance et commence par la forme, ce qui m'a le plus perturbé finalement. Entre de grands monologues lyriques qui font frissonner et des pages de documentaires historiques sur cette grande maison qu'est la Comédie Française, on trouve un récit somme toute bien rythmé et d'une belle plume. Cette alternance de style donne quand même à l'ensemble une certaine lourdeur qui à mon sens nuit à l’ouvrage. Ainsi une introspection sentimentale et poétique suivie d'une liste des membres sociétaires de l'académie, des comédiens aux grands pontes pour revenir à une écriture plus classique pour narrer l'histoire, ça fait un peu brouillon. L'auteure a peut-être voulu trop en faire en voulant citer tous les membres de cette société bien particulière…

Quant à l'histoire, elle colle à la Grande et même un peu trop car vite le récit documentaire renaît pour décrire la situation du Théâtre à partir de 1939, avec lettres et preuves à l'appui. Ainsi donc, on en apprend beaucoup sur cette période atroce, inhumaine et antisémite que beaucoup ont voulu effacer un peu trop vite des mémoires et qui a sévi aussi dans le monde artistique et littéraire. Rien que d'avoir dépoussiéré ces archives mérite les prix reçus par l'auteure.

« Le seul moment de répit commençait le vendredi soir car on n'avait pas le droit de se disputer pour shabbat. Sans doute pour cette raison, le moment préféré de Moïsche était ce jour magique qui faisait taire ses parents. »

« Savoir où on veut arriver ne dit pas comment faire pour y parvenir. »

« Parfois dans la vie il y a des moments parfaits. Ce sont généralement des moments très fugaces, ils durent une seconde à peine mais ils sont vécus si fortement qu'ils s'impriment pour toujours dans une existence. Peut-être sont-ils aussi intenses parce qu'ils apparaissent à l'improviste, sans que rien ne les prépare ni n'annonce leur venue. »

Un premier roman plein d'intérêt, une belle plume quand on passe outre les parties documentaires, un personnage principal qu'on aime d'entrée et qu'on ne veut pas perdre trop vite. Une auteure à suivre donc :-)

Repost 0
Published by Carine - dans Roman historique
commenter cet article
28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 14:28

Je continue donc mes lectures liées à la boîte de livres de poche trouvée à la déchetterie.

Deux romans de l'auteure dans le tas mais deux livres complètement différents.

Si le premier, « L'orpheline du bois des Loups », est plutôt un roman de terroir où l'histoire d'une famille est mise en avant, le second s'essaie à l'intrigue policière et ce n'est pas mal du tout.

Bon, c'est pas parfait, le ton est parfois un peu mou, la relation entre les enquêteurs un peu fleur bleue et certains passages font trop guide touristique. Néanmoins, les deux enquêtes sont bien menées même si rapidement j'ai eu quelques soupçons. Le récit est bien rythmé et la tension monte au gré des découvertes policières sans oublier une plume riche et colorée qui ne manque pas d'humour.

La description de la ville d'Angoulême et des alentours m'a vraiment donné envie d'y faire un petit tour, j'ai d'ailleurs été voir sur internet les photos liées aux lieux visités par les protagonistes.

« Maud poussa un soupir de soulagement en refermant soigneusement la porte : finies les idées noires. Elle était à l'abri de tout. Son chat persan, Albert, vint se frotter à ses jambes, et elle le prit dans ses bras pour un long câlin. Ensuite, il lui suffit d'allumer le lampadaire, de se lover sur le canapé en écoutant un peu de musique pour éprouver un plaisir infini et précieux, celui de se savoir vivante. »

« Vous savez, la pudeur, c'est bon pour celles qui ont quelque chose de moche à cacher. »

Je crois que je vais me laisser tenter par d'autres enquêtes de Maud Delage, un inspecteur qui a du cœur et de la répartie :-)

Repost 0
Published by Carine - dans Roman policier
commenter cet article
26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 14:08

Un livre pêché au hasard dans ma boîte surprise et encore une belle découverte.

Très bien écrit et super bien documenté, ce roman nous plonge dans la nuit de l'espionnage pendant la seconde guerre mondiale.

Un rythme soutenu et haletant, une tension qui monte au fil des pages, et un personnage principal qui incarne ces quelques femmes qui se sont dévouées jusqu'à la mort pour que la France redevienne libre.

De l'engagement surprise, en passant par l'entraînement parfois surréaliste, au travail sur le terrain, l'émotion évolue de l'insouciance à l'amusement du jeu et se termine par la peur tenace qui tient au ventre tout en gardant bien clair à l'esprit la mission à accomplir.

Un roman qui parle du courage des femmes de l'ombre, des femmes jeunes et même très jeunes qui ont pris un chemin difficile et dangereux pour faire un travail nécessaire à la cohésion des réseaux de résistance. Un roman émouvant qui voit une jeune fille un peu naïve devenir femme par la force des choses. Un roman qui interpelle sur l'honneur, la trahison et surtout, notre propre réaction face à ce genre de situation.

« Avec la guerre, le moindre voyage se transformait en odyssée où le temps et la rationalité étaient suspendus, une alternance d'ennui et d'intérêt fugace. »

« Meoble Lodge tenait du camp militaire et du cercle littéraire universitaire, un monde où, après avoir sué et soufflé, on retrouvait la fumée de pipe, le whisky et l'odeur du tweed humide. »

« Il donnait un cours de secourisme à l'envers : comment couper l'artère brachiale d'une entaille à l'avant-bras, comment démettre une rotule d'un simple coup de pieds, comment briser net la colonne vertébrale de votre adversaire en le faisant tomber à genoux. En résumé, comment faire le maximum de dégâts en un minimum de temps. »

« Il avait le calme et l'assurance d'un homme habitué aux privilèges. Elle connaissait bien cet air-là pour l'avoir observé au sein de la bonne société genevoise, chez les diplomates britanniques qu'ils recevaient chez eux, des gens certains que, quels que soient les bouleversements, leur place en haut de la pyramide ne serait jamais remise en question. »

Un auteur à suivre et en ce qui concerne le sujet, la SOE, je viens de voir que « Les derniers jours de nos pères » de Joël Dicker est sorti en poche :-)

Repost 0
Published by Carine - dans Roman historique
commenter cet article
24 octobre 2015 6 24 /10 /octobre /2015 13:51

«Chaque jour est un festin» de James et Kay Salter.

Quelle bonne idée que cet almanach qui réunit le temps qui passe, l'histoire et la cuisine. Le titre donne l'eau à la bouche mais malheureusement le contenu est loin du festin attendu.

Un grand mélange de tout et de n'importe quoi.

Et les jours se suivent mais ne se ressemblent pas… Certains sont riches d'informations pertinentes et d'autres de platitudes navrantes.

Entre de nombreuses répétitions (comment organiser un dîner ou encore la cuisine chinoise), notions classiques de cuisine, règles de savoir-vivre parfois erronées (ainsi les Américains qui attendent poliment que tous soient servis pour commencer à manger alors que les Européens bâfrent de suite…), souvenirs personnels, anecdotes historiques et de nombreux « clichés », on trouve quand même quelques recettes au détour des pages.

Bizarre aussi ces auteurs qui prennent leur propre livre de cuisine quand ils partent en gîte… et c'est une recommandation faite au lecteur pour passer un bon séjour.

Sur le fromage : « Les Français mangent souvent, par exemple, la croûte du camembert, du roquefort... », c'est peut-être parce que je suis belge mais je ne savais pas que ces deux fromages avaient une croûte :-p

Beaucoup d'erreurs demeurent, même si la traductrice en a corrigé quelques-unes (notes en bas de page), ainsi mettre du sel sur une tache de vin rouge est le meilleur moyen pour qu'elle s'imprime à demeure et non l'inverse.

Allez, un en-cas pour la route : page 71, Rossini en tant que gourmand gourmet invente son propre tournedos mais page 311, l'histoire est tout autre et c'est alors Escoffier qui crée la recette en hommage au grand compositeur…

Et les pages se suivent, comme les jours et les inepties aussi ; ainsi, « En France, le meilleur foie gras est servi cru... », j'ai un peu de mal à croire que personne n'a jugé bon de donner aux auteurs gastronomes la recette du foie gras…

On n'est pas à une indigestion près quand on lit « La simple mention 'croissants' indique qu'ils contiennent moins de beurre ou seulement de la margarine» alors que juste avant l'auteur précise que cette viennoiserie est riche en beurre…

Un livre qui parle beaucoup des vins, et les plus chers ne sont pas oubliés ; qui cite de nombreux restaurants, et comme de juste, les plus chics et donc les plus chers s'y retrouvent ; qui voit défiler les membres d'une société bcbg bien connue des auteurs mais qui ne nous parle pas…

Pas de littérature ici, certains jours sont aussi inspirants qu'une simple liste de courses et d'autres semblent tout droit sortis d'un dictionnaire ou autre livre de référence. Les jours tirés du livre de raison des auteurs sont quant à eux juste des impressions, des anecdotes ou des compositions de repas jetées sur la page sans plus de raffinement. Pas vraiment beaucoup de cœur ni d'humour dans cet almanach consacré aux plaisirs de la table.

Néanmoins, la lecture de cet ouvrage m'a permis d'enrichir ma collection d'aphorismes culinaires ainsi que de découvrir quelques curiosités historiques du monde de la cuisine que je prendrai plaisir à approfondir.

« La vie est faite d'une multitude de choses, et parmi les plus belles que compte cette multitude, il y a les repas. »

« La fin du dîner n'est pas moins importante que ce qui l'a précédée. Elle est comme la finale d'un vin, sa rétro-olfaction. »

« La cuisine est le cœur véritable de la maison, le cœur de la vie. »

« Comme l'homme, le citronnier n'aime pas l'excès de pluie et aime vivre près de la mer, où les températures sont douces et l'air humide. »

« Vie moyenne d'un buveur d'eau : cinquante-six années,

Vie moyenne d'un buveur de vin ; soixante-dix-sept années.

A vous de choisir ! »

Conclusion, un livre écrit par des Américains pour des Américains qui peuvent y puiser quelques bons mots pour bien paraître en société !

Repost 0
Published by Carine - dans Cuisine
commenter cet article
20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 18:20

Un Harlequin historique tout droit sorti de ma boîte surprise…

L'histoire se tient et s'inscrit parfaitement dans l'Histoire ; le fond est super bien documenté mais le style fait parfois un peu « cours d'histoire » :-p

Un récit qui manque de rythme et de passion et des personnages fades, mous qui manquent de punch…

Une petite critique pour un petit roman qui est loin d'être à la hauteur des « livres rouges » du même style publié chez « J'ai Lu ».

Repost 0
Published by Carine - dans Roman rouge
commenter cet article
16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 10:59

Et encore un premier roman pêché dans ma boîte surprise trouvée à la déchetterie…

Pour une fois, je vous fait le résumé à ma sauce…

Il était une fois une Princesse, Cendrillon, un Roi noir, une fée (du logis) déguisée en vieille Sorcière, un Prince blanc et un énorme Dragon. Après avoir pourfendu le monstre ailé, le Prince blanc avec l'aide de la Sorcière sauve Cendrillon des griffes du Roi noir et de la Princesse et ils vécurent heureux jusqu'à la fin des temps…

435 pages pour un conte qui n'en n'est même pas un !

Bon, contrairement à ce qui est écrit au dos du livre, le roman ne traite ni de parentalité ni d'éducation ni d'amitié mais de manipulation et de mensonge, mon Dragon ;-)

L'auteure en construisant son récit comme un thriller en a trop fait, il est trop tiré par les cheveux et ses personnages se retrouvent sans consistance et incohérents dans leur façon de vivre.

N'empêche qu'elle a du potentiel, les quelques pages qui décrivent le métier d'ingénieur du son sont vraiment pas mal du tout. Un peu triste que le reste du bouquin ne soit pas d'une même plume.

« Mon but : rendre le bruit d'une lame finement dentelée tranchant une tomate juteuse ou celui, plus sourd, d'une lame de couteau large découpant du fromage. »

Voilà, le livre se lit vite, il n'apporte rien et est finalement assez ennuyeux.

Repost 0
Published by Carine - dans Roman
commenter cet article
14 octobre 2015 3 14 /10 /octobre /2015 16:48

Et encore une critique difficile à faire…

J'ai cherché ce bouquin dans le cadre d'un projet intitulé « Une semaine, une recette » pour notre site d'histoire et généalogie et j'ai eu bien du mal à me le procurer même si beaucoup d'autres ouvrages de cuisine y font référence.

Voilà, je l'ai maintenant et je l'ai lu…, et je suis quand même un tantinet déçue.

Je vous explique, l'auteur est génial, il a une belle plume qu'il utilise avec brio et, ce qui ne gâche rien, ne manque clairement pas d'humour. Alors, me direz-vous, où est le problème ?

Si ce n'est la forme, c'est donc le fond et là, l'auteur m'a souvent laissée perplexe, septique, et même parfois fâchée.

Le livre ne manque pas de sources mais la plupart sont introuvables.

Allez, un exemple, les livres de raisons des ménagères wallonnes qui proviennent d'une collection privée, c'est merveilleux ! Mais les recettes proposées sont tellement complexes parfois qu'elles sont peu représentatives de notre terroir.

Autre exemple, les menus de guerre ou l'art de la débrouille où la farine utilisée est en partie faite à partir de marron d'inde. Le marron étant bien sûr un aliment impropre à la consommation humaine et qui demande une préparation longue pour en extraire une fécule comestible. C'est en octobre 1942 que cette expérience a été menée à Paris mais je ne pense pas que nos ménagères ont pu un jour en fabriquer sans risque dans les cuisines de nos villages. Faire de la fécule de pomme de terre ou encore de la farine de maïs ou de châtaigne est plus accessible.

On peut aussi passer sur les citrouilles au temps de Charlemagne en évoquant une ellipse de traduction car bien sûr, ce légume comme la pomme de terre n'est apparu dans nos jardins qu'après 1492 !

Et voilà, le sujet est passionnant, l'approche est clairement ludique, l'histoire de la cuisine à travers les petites histoires de la grande histoire, c'est trop cool mais, sauf pour en rire, je ne suis pas certaine de pouvoir utiliser cet ouvrage comme référence.

Bon, tout n'est pas à jeter mais tout est à vérifier… Bon, j'ai du travail ;-)

Repost 0
Published by Carine - dans Cuisine
commenter cet article
13 octobre 2015 2 13 /10 /octobre /2015 19:17

Une journée bien remplie pour un ultime adieu mais quel adieu !

L'adieu d'une vie par l'oubli des souvenirs, la reconstruction d'une vie par la mémoire des objets qui nous peuplent mais dont l'histoire s'estompe et finalement, la délivrance…

Les objets sont-ils les gardiens de notre vie, de notre histoire ou sont-ils juste des choses jetables qui vont et viennent au gré de nos envies…

Le buffet et les chaises de Nènène, enterrée dans le jardin pendant la guerre lors de l'exode ; la chambre en chêne faite par Tonton, mon grand-oncle, pour sa nièce ; le sabre du XVIIIème trouvé dans un champs derrière la maison et nettoyé avec soin par Papa et tous ces objets récoltés avec tendresse et qui meublent nos maisons restent vivants tant que quelqu'un se souvient de leur histoire. Mais le jour où le souvenir est perdu, alors l'objet n'a plus de sens, il n'est plus qu'une coque vide, jetable, remplaçable par une autre toute aussi vide…

Sauf si quelqu'un se souvient et garde l'objet et alors, l'histoire reste vivante et les disparus restent présents, pour un temps encore.

Un premier roman émouvant, qui parle de la vie, de la famille, de Dieu et de la maladie d'Alzheimer.

Un récit qui m'a touché par les souvenirs liés aux objets, vieux meubles, vieilles vaisselles, vieux livres, vieux bijoux, vieux bibelots qui même s'ils ne sont pas signés, même s'ils ne valent pas grand chose sont riches de l'histoire qu'ils racontent.

Et ce qui ne gâte rien, le livre est bien écrit et bien rythmé, on ne voit pas la journée passer…

« Est-ce qu'une branche de céleri peut être heureuse ? L'âme a bien besoin d'une mémoire, non ? Sinon, pourquoi se fatiguer à vivre ? Et si les morts vont au paradis, où va-t-on quand on n'est plus ici, mais qu'on n'est pas mort, dites-moi un peu ! »

« Posséder un objet ancien, c'est posséder un morceau du passé, du présent et de l'avenir, c'est un peu voir les choses du point de vue de Dieu, vous ne trouvez pas ? »

« Suivant les objets qu'elle collectionne, les livres de sa bibliothèque, ses fauteuils de salon, on peut tout savoir d'une personne, avait un jour entendu Bobbie Blankenship de la bouche d'un commissaire-priseur. Invitez-moi à entrer chez vous, et j'écris votre biographie. »

J'ai beaucoup aimé, il faut dire aussi que j'aime les vieilles choses et les belles histoires...

Bon, c'est vrai, je ne suis clairement pas une adepte des murs blancs et des surfaces vides ;-)

Repost 0
Published by Carine - dans Roman
commenter cet article
11 octobre 2015 7 11 /10 /octobre /2015 17:31

Une perle dans ma boîte récupérée à la déchetterie…

Les critiques sont parfois très difficiles à faire ; soit le livre est trop nul, et il faut justifier son avis ; soit le livre est génial, et il…, enfin, c'est juste pareil !

Je ne suis pas douée pour les résumés et je ne crois pas qu'ils doivent figurer dans une critique mais bon, j'ai pas fait 'lettres' et celui qui figure au dos du roman est particulièrement bien réussi car il raconte bien toute l'histoire.

En gros, avec un tel résumé, je ne suis pas certaine que j'aurais acheté le bouquin…

Et me voilà, profondément émue d'une lecture vraie qui parle d'humanité et d'amour avec des mots simples. Des mots de tous les jours pour exprimer la vie, celle qui nous concerne tous avec des hauts et des bas, des joies et des peines, des naissances et des deuils. Des mots qui évoquent les hommes avec leurs peurs, leurs indifférences parfois mais aussi leurs chagrins ; des mots qui évoquent les femmes avec leurs sentiments maternels parfois exacerbés, souvent excessifs et leurs inquiétudes multiples. Des mots encore amplifiés par la nature indomptable, inhumaine et avec laquelle il faut jongler.

L'auteure nous parle de ces hommes qui sont revenus de la Grande Guerre sans jamais être vraiment là, elle nous parle de ces femmes qui ont attendu sans jamais rien voir revenir, elle nous décrit une société complètement déboussolée qui finalement n'était qu'un entre-deux difficile.

Une histoire authentique, une plume légère et vraie même pour décrire le pire, une analyse des comportements humains toute en finesse qui dénote une profonde connaissance du sujet, un rythme qui ne faiblit pas et enfin, une bulle de tristesse, d'émotion et de bien-être qui survient à la fin, signe évident d'un grand auteur qu'on a envie de recroiser.

« La vieille pendule accrochée au mur de la cuisine persistait à égrener ses minutes avec une ponctualité maniaque. Une vie était apparue puis avait disparu, et la nature n'avait pas marqué la moindre seconde de pause pour elle. »

« Peut-être, au bout du compte, personne n'est-il vraiment aussi mauvais que la pire chose qu'il a pu commettre. »

« Je peux laisser ruiner mon passé, consacrer mon temps à haïr les gens pour ce qu'ils m'ont fait, comme mon père l'a fait, ou je peux pardonner et oublier. »

Quelle différence avec Nathalie Hug qui ne retient que le laid, le sale et le grossier de la 'Der des ders'. Ici, l'auteure mise sur le beau, l'amour et l'espoir et le résultat est émouvant, bouleversant.

Deux premiers romans, deux bouquins sortis d'une boîte improbable, deux récits lus presqu'à la suite, deux ressentis profondément différents...

Repost 0
Published by Carine - dans Roman
commenter cet article
8 octobre 2015 4 08 /10 /octobre /2015 17:22

L'auteure devrait peut-être arrêter d'écrire…

Je m'explique, une brique de plus de 500 pages où l'action se traîne, où les descriptions techniques s'enchaînent sans rien apporter, où l'introspection sentimentale du personnage principal laisse sans voix de bêtise, et où le final est plié sur les 40 dernières pages à la vitesse de l'éclair !

Une écriture plate et sans émotions, des pages et des pages de bla-bla insipide sans rythme, sans humour, sans finesse juste avec beaucoup de mots savants qui se répètent malheureusement très souvent, des personnages que je connaissais déjà mais qui semblent avec le temps avoir perdu beaucoup de leur épaisseur.

Une lecture longue et ennuyeuse...

Ce n'est clairement pas le souvenir qui me restait de mes lectures de l'auteure d'il y a plus de 20 ans.

Soit c'est moi qui suis devenue plus critique, soit l'auteure devrait se recycler !

Repost 0
Published by Carine - dans Thriller
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Carine
  • Le blog de Carine
  • : Pas de résumé, pas vraiment une critique, juste mes sentiments en quelques mots :-)
  • Contact

Recherche