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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 10:46

 

Six ados, six nouvelles, un seul mot : Bravo !

Six nouvelles, six styles, de la fantaisie-fiction à l'aventure en passant par le thriller, de la routine de la vie à l'omniprésence de la mort avec un détour chez les zombies, on retrouve ici presque tout le panel littéraire classique.

Quelle maturité, quelle sagesse aussi chez ces jeunes, ces très jeunes auteurs. Si parfois le style reste un peu simple, l'imaginaire est merveilleux, le réel est puissant, les personnages sont tous vrais dans leurs réactions et surtout leurs actions.

Une lecture découverte et surtout, un plaisir auquel je ne m'attendais pas.

Il est clair que je vais devenir une fan de ces nouvelles d'ados et que je vais aussi essayer de suivre l'évolution littéraire de ces auteurs en herbe.

Sans hésiter, un gros coup de cœur :-)

 

« Je ne crois pas qu'il ait trouvé l'âme sœur. Jamais il n'a été comblé. Pourrais-je lui faire comprendre que la personnalité, c'est la beauté intérieure ? Que l'on peut être tout aussi fasciné par l'esprit que par l'apparence ? J'aimerais bien. Je me dis que s'il avait autant de beauté d'âme que de corps, il frôlerait la perfection. »

 

« Tout le monde est important. Car tout le monde a la chance de vivre et chaque être humain a sa place sur cette terre. »

 

Les gens se jettent à la télé sur « The voice » pour découvrir le prochain chanteur à la mode alors que le monde devrait se pencher sur ces jeunes écrivains bourrés de talent…

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Published by Carine - dans Nouvelles
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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 10:32

 

Un roman de fiction tellement proche de nous, on y est là : surpopulation, pollution, gaspillage, surconsommation, guerre, haine des religions, haine par les religions, et j'en passe.

Un roman de fiction donc qui offre une possibilité d'avenir pour un groupe restreint, bien choisi…

Mais est-il possible de vraiment bien choisir, est-il possible de supprimer la haine, la jalousie, la vengeance du cœur des hommes ? C'est une question que je me suis posée il y a très longtemps et clairement ma réponse est la même que celle de l'auteur, à savoir que l'humanité, la société, n'évolue pas, elle ne fait que répéter, cycliquement, les erreurs du passé et c'est d'un triste...

 

« - Qu'est-ce que je peux faire pour passer de 75 % à 76 %?

- Impressionne-moi. Surprends-moi toujours. Je peux tout pardonner sauf une chose : l'ennui. »

 

« Le choix de l'humanité dans le futur lointain sera de vivre soit comme des rats soit comme des fourmis. »

 

Une plume rythmée, colorée qui vole au fil des étoiles et qui, avec beaucoup d'humour et de simplicité, nous enchaîne dans le cycle infernal de la reproduction des idées, de la meilleur à la pire, de la plus utopiste à la plus destructrice. Une fin magistrale en immense clin d’œil ;-)

Un auteur que je viens de découvrir même si j'en avais beaucoup entendu parler, un auteur que je ne vais pas oublier de sitôt !

 

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Published by Carine - dans Science fiction
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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 10:16

 

Quelle gouaille mes amis, de l'bwesse à biestries au pourri djône, le monde truculent d'un village perdu du fin fond de la province de Namur ne peut que nous mettre en joie.

Et l'on retrouve alors les jeux oubliés de nos propres parents, sans internet, sans GSM, sans télévision même, et c'est alors la chasse aux hannetons, la capture des lucioles et le plaisir des balades en vélo. Si on ajoute à cela la fabrication d'arc et de flèches, d'une baliste et de boulets, juste pour reproduire en vrai certaines batailles entre Buffalo Bill et les tribus indiennes, on ne peut que s'émerveiller de l'imagination créative de ces môdi djônes.

Nom di djo !, c'était un temps où le maître d'école était encore respecté ; un temps où Mr le curé avait l'oreille attentive des enfants et servait de conciliateur entre eux et leurs parents ; un temps où l'on trouvait de tout à l'épicerie du coin, des conserves au papier à lettres, des torchons aux bons conseils de vie ; un temps où l'on courtisait doucement avec les joues en feu ; un temps où les bébés naissaient encore dans les choux ;-)

 

« L'ange gardien, c'est un couyon. Et la sœur qui nous a dit que c'est un garçon, elle s'est sûrement trompée. Les garçons, ça ne pleure pas si facilement. Donc, c'est probablement une fille. »

 

« L'homme n'était pas beau. Il était affligé d'une tête plate avec de gros yeux saillants, une large bouche et n'avait vraiment pas de menton. Avec ça des pattes grêles et des pieds trop larges, il évoquait le batracien, si bien que dans sa propre famille, on ne l'appelait jamais que le « mononque Guernouille » et le sobriquet, s'évadant du cercle confidentiel, avait fait fortune. »

 

« Mais il faut gâter les enfants de façon rationnelle, jalonner leur vie de faveurs et de cadeaux auxquels ils donnent les dimensions des grands événements. Quand votre gamin sera un homme, il se souviendra du vélo comme du symbole merveilleux de la tendresse de ses parents. »

 

« Ici-bas, tout est décidément affaire d'amour. Oui, ce qui fait les miracles, c'est cela : un cœur pur d'enfant où Dieu reconnaît un reflet de son amour. »

 

« Le cœur du peuple, souvent, a de ces trouvailles délicates. Il ne donne pas. Il se donne. Qui le regarde de haut et parfois le méprise en bloc ferait bien de profiter de la leçon. »

 

« On l'a vu, le gamin pensait de préférence en wallon. Il estimait qu'en certains cas, le wallon donne à la pensée une vigueur dont le français n'est guère capable, bridé qu'il est par la règle d'élégance et parfois de décence. »

 

C'était un temps où l'on prenait le temps de vivre ; un temps où la famille était vraiment importante même si certains n'échappait pas à l'ironie des autres ; un temps où le village entier faisait partie de la famille, de la grenouille de bénitier au premier de classe boutonneux en passant par li pourri djône ; un temps oublié de nos jours mais qu'il est bon de découvrir ou redécouvrir le temps d'une lecture.

Un coup de cœur, une tranche de rire et une belle plongée dans notre beau wallon si coloré. Et pour ceux que cela effraie, rassurez-vous, les passages concernés sont bien traduits ;-)

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Published by Carine - dans Roman
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15 juin 2017 4 15 /06 /juin /2017 17:49

 

Cinquante micro biographies, cinquante vies qui touchent à Napoléon de près ou de loin, cinquante personnages connus ou moins connus qui se retrouvent unis pour l'éternité au Père-Lachaise.

C'est d'une plume légère et rythmée que l'auteur lève un voile, souvent humoristique et toujours bien documenté, sur les secrets, les ombres et les mystères qui se cachent sous les pierres tombales de ce si prestigieux cimetière de Paris. Et pour chacune, pour notre plus grand plaisir, un crayonné simple et émouvant nous met en présence du monument, imposant parfois, lapidaire comme de juste, souvent mal entretenu et dégradé et toujours fascinant pour le coup.

Cinquante existences, réparties en cinq promenades au cours desquelles l'Empire se révèle de batailles en tragédies, de découvertes mathématiques aux exploits du chocolat, des grandeurs scientifiques aux éclats colorés des peintres, des envolées théâtrales aux traits mesurés des architectes.

Une superbe lecture qui m'a juste donnée l'envie furieuse d'aller faire un tour dans ce jardin si particulier qu'est le Père-Lachaise.

 

« Personne ne s'informe si les portraits des grands hommes sont ressemblants. Il suffit que leur génie y vive. »

 

« Parfois, ce n'est pas l'ornement d'une sépulture qui en fait la singularité, mais les quelques mots qui y sont gravés. Épitaphes de marbre pour défier l'oubli et immortaliser la mémoire du défunt ou l'acte de bravoure qui lui assure une place à la postérité. »

 

Une petite attention sur le format de ce beau livre, un poche tout simplement ! Pas d'excuses pour l'oublier avant la visite du cimetière.

Un minuscule bémol qui n’entache en rien la qualité du livre, erreur de date à la page 56 (1766 – 1847 et non 1782), erreur de calcul à la page 98 (1778 – 1819, ça fait 41 ans et non 47), erreur de relecture certainement ;-)

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Published by Carine - dans Biographie
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17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 16:52

 

Première lecture de cette auteure qui me laisse perplexe…

Un remake de Jane Eyre sans la plume d'une Charlotte Bronté, ça laisse un sentiment de déjà lu sans le plaisir d'une belle lecture…

Des personnages qui manquent d'étoffe et de profondeur, des situations déjà connues même si un détail ou l'autre sort de l'ordinaire, une histoire sans paysage historique (bon, un chouia de médecine quand même) et ce qui m'énerve plus que tout, des répétitions de pensées intimes à n'en plus finir !

On est très loin ici d'une Bertrice Small, d'une Kathleen Woodiwiss ou d'une Julie Garwood et j'en passe. Ainsi, c'est triste, mais n'écrit pas qui veut un tout bon livre rouge ;-)

Conclusion, un roman détente qui n'a pas atteint son but, je suis plutôt énervée pour le coup :-p

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Published by Carine - dans Roman rouge
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14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 15:24

 

Encore une perle endormie dans ma bibliothèque…

Un roman d'une beauté subtile où l'art de l'auteure s'est confondu avec l'âme de l'héroïne, auteure elle-même du premier vrai roman japonais connu (XIème siècle).

Une première partie un peu lente où le contexte historique est développé en même temps que les us et coutumes de la noblesse et notamment celui des femmes qui vivent recluses derrières leurs rideaux de soie.

Et puis, le rythme s'accélèrent, au fil des saisons, au fil des regards qui tentent de percer la nature humaine et surtout, le sens de l'amour. Et les mots s'enchaînent, la plume vole, les caractères d'encre et d'eau se fixent, se diluent, s'écoulent, comme les sentiments au fil d'une vie. Et l'on vit alors le lent cheminement du temps de cette jeune femme cultivée qui vit sa vie au travers de ses observations voilées qu'elle va chaque jour retranscrire non pas comme un journal intime mais comme un roman rouge « Aventures et passions ».

Et on est ici dans le vrai travail de l'auteure qui nourrit sa saga de ses perceptions, de ses observations, de ses sentiments, des secrets entendus ou entrevus, des lettres et poésies reçues, des chroniques anciennes et des règles modernes. Et l'on voit les personnages prendre vie quand chaque chapitre est lu à la cour et recopié et relu dans les secrets des alcôves. Et l'on découvre aussi leur énergie à vivre, leur voracité au détriment même de la santé de leur génitrice qui au fil des caractères peint sur le papier s'affaiblit et s'étiole doucement. Et quand le récit s'achève enfin, l'auteure peut vivre sa vie qui alors n'est plus que souvenirs...

 

« Tout le monde raffolait de tout ce qui était « moderne » : vêtements, musique, ameublement, manière de vivre. Toutes les choses semblaient perdre de leur valeur si elles n'étaient pas modernes, si elles ne provenaient pas de Chine. »

 

« Comme il était difficile d'assurer la continuité de sa descendance et d'accepter la vie et la morts comme le beau et le mauvais temps ! »

 

« Mon encre est glacée, glacé aussi est mon pinceau,

Comment exprimer ce qui déchire mon cœur, quand même je le voudrais ? »

 

« J'aime tout ce qui se rattache au passé, la vie écoulée que l'on ranime en la racontant... »

 

« Mais elle s'est tue. Quel terrible mais inévitable entrelacs de paroles non exprimées, d'émotions non manifestées, de pensées échafaudées en secret se tisse quand on vit sous le même toit, séparé seulement pas de minces parois et isolé par son propre silence. »

 

« Vous voyez Madame, chaque personnage est un être vivant, qui révèle de lui, à son auteur, ce qu'il veut et quand il le veut. Le prince ne m'a encore révélé ni son nom ni sa naissance. Quand je l'ai connu il était déjà adulte. Peut-être un jour me racontera-t-il son enfance ? »

 

« Il était parti quand les neiges commençaient à fondre : un instinct spontané, comme celui des oiseaux migrateurs qui s'envolent en groupe, l'avait incité à entreprendre ce voyage. Pour lui, l'amour était indicible. Il ne pouvait pas trouver les mots opportuns, c'étaient les vents humides qui chassaient le froid polaire, une tiédeur imaginaire vers laquelle son désir le poussait, le long des routes qui menaient vers le sud. »

 

Juste magnifique, un gros coup de cœur :-)

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Published by Carine - dans Roman historique
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4 mai 2017 4 04 /05 /mai /2017 21:07

 

Un tout grand merci à Babelio et aux éditions Armada pour ce roman reçu dans la cadre de la dernière Masse Critique.

Bof, bof et bof, et c'est déjà beaucoup…

Un bon script de film, peut-être, avec quelques actions bien violentes qui durent et meublent…

Pour le fond, rien de neuf sous le soleil si ce n'est la mièvrerie du super soldat qui choque un tantinet. Entre des bagarres mortelles à tous les coups, le voilà qui récite à chaque fois les mêmes mantras pour se remettre sur la bonne voie, « Petit Bambou » est dans sa tête ;-)

Pour la forme, ce n'est pas de la littérature jeunesse même si j'y ai pensé un moment et c'est très péjoratif pour les jeunes. Plume minimaliste, sans aucune poésie ni recherche si ce n'est pour quelques termes médicaux assez précis et réactions chimiques bien particulières qui là, sont assénés et répétés tout au long du récit.

De la SF de pacotille qui peut éblouir les amateurs de belles couvertures et encore.

 

« Car la pire des morts se nomme Trahison, tandis que le sacrifice inspire le plus grand des respects. »

 

On est quand même ici à des années lumières d'un Barjavel, d'un Bottero ou d'un Bordage et je ne parle que des auteurs français de SF :-p

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Published by Carine - dans Science fiction
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30 avril 2017 7 30 /04 /avril /2017 09:41

 

Et voilà un petit bijou qui dort dans ma bibliothèque depuis plus de 30 ans !

Comment ai-je pu passer à côté de cette saga, je me pose toujours la question ;-)

Et c'est bien d'une saga qu'il s'agit, « Grand-Cap » étant le premier livre de six tomes qui me font maintenant un clin-d’œil permanent :-)

L'histoire est simple, bouleversante, éternelle : un fils de bonne famille renonce à son héritage pour épouser la fille qu'il aime de tout son cœur ; ensemble, ils vont construire un nid d'amour tout en exerçant le dur métier de charbonnier ; ensemble, ils vont élever une famille forte de trois beaux et forts garçons, une famille où l'amour, le pain des pauvres, remplace largement toutes les richesses. Et puis, la guerre, la laide, la sale, celle qui fut appelée la Der des Ders et qui a fait tant de ravages, balaie ce bonheur qui pourtant semblait ne jamais devoir finir…

Et le tout, sur fond du chant des cigales, sous le chaud soleil de Provence, là où les fruits gorgés de chaleur tombent du ciel, où la vigne produit sans vraiment d'efforts, où les effluves de lavande et de thym embaument toute l’atmosphère.

L'auteure, d'une plume vivante et colorée, riche de l'accent du midi, nous ouvre grand la porte de la vie des gens du Sud bien avant que toute le région ne se soit transformée en une terre à touristes. Et c'est bon, c'est profondément émouvant et on veut juste rester dans ce cocon où, même si le soleil luit souvent et où la chaleur ralentit les mouvements, on subit aussi les malheurs du monde, la pauvreté et la mort.

 

« Dans sa lutte contre le chêne, l'homme, abîmé par la guerre, avait été le plus faible et l'arbre, en mourant, l'avait tué. »

 

« Sur la cheminée de la cuisine, j'avais mis tous les pots : « Sucre, café, farine, thé, et épices ». Mais du thé, j'en avais pas et des épices non plus, alors, dans « Thé », j'avais mis du thym et dans « Épices », du laurier, parce que ça sert pour les sauces et que comme ça, tous étaient garnis quand même. »

 

« Mère, je n'en pouvais plus de falloir tuer des gens pour les empêcher de me tuer. »

 

« Il pleut dans le bois, les arbres vous mouillent, on a beau s'entourer les jambes de bandes de toile attachées par des ficelles, l'eau passe à travers. Ce n'est pas un métier facile que celui que le père m'a donné : bûcheron, charbonnier, toujours dans les bois avec des arbres qu'il faut tuer pour vivre ! Et risquer un jour d'être tué par eux, comme le père. »

 

« Elle a de la peine de le voir avec une figure si grise dans cette chemise de toile, blanche et raide comme un mur neuf, et ces mains sans chair qui mettent sur le drap deux longues bêtes à cinq pattes. »

 

Un court roman, c'est vrai mais quel puissance d'évocation, un coup de cœur pour moi :-)

 

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Published by Carine - dans Roman
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28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 10:04

 

Un recueil de contes macabres où les armes ont une mémoire, où les hommes sont orgueilleux, où les femmes sont des objets.

Un recueil d'histoires du passé où le temps a une place importante, le temps de l'enfant qui s'égraine lentement, le temps du duel, trop fugitif parfois, la temps du grand âge où l'histoire est floutée et où seule demeure une momie du passé.

Un recueil de nouvelles qui donne le ton d'un lieu où encore récemment le duel était à la mode, duel de paroles, duel de peinture, duel de poignards ; duels qui oscillent entre amour et haine, entre passé et présent...

Pas mal du tout si on fait abstraction des lieux et des noms célèbres qui font partie de l'histoire et de la culture d'Argentine qui ne fait pas partie, malheureusement, des pays étudiés par chez nous, du moins de mon temps.

Une plume riche et poétique qui ne m'a pas laissée indifférente ; une lecture intéressante finalement même si le format « nouvelles » n'est pas vraiment ma tasse de thé ;-)

 

« Le vieux avait ses lubies ; il aimait à mentir, non pour tromper son monde, mais pour amuser les gens. »

 

« Les deux armes savaient combattre – mieux que les hommes qui étaient ici leurs instruments – et elles combattirent bien cette nuit-là. Elles s'étaient cherchées longtemps par les longs chemins de la province, et elles avaient fini par se rencontrer, alors que leurs gauchos n'étaient plus que poussière. Dans le sommeil de leur acier veillait une rancœur humaine. »

 

« Ton défunt père nous dit un jour qu'on ne peut mesurer le temps avec des jours, comme on compte l'argent en centimes ou en pesos, parce que les pesos sont tous pareils tandis que chaque jour est différent, et peut-être même chaque heure. »

 

« Peut-être leur haine était-elle dans leur pauvre vie rustique leur seul bien, aussi l'accumulaient-ils jour après jour. Sans s'en douter, chacun d'eux était devenu l'esclave de l'autre. »

 

J'ai beaucoup aimé « La rencontre » et « L'évangile selon Marc », deux contes à ne pas raconter aux enfants à la veillée de Noël...

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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 10:57

 

Génial, un coup de cœur, c'est sûr :-D

Très bien écrit et surtout superbement documenté, ce roman est juste une gâterie pour qui aime la cuisine et l'histoire.

J'ai adoré le Champagne et surtout l'histoire du commerce du vin qui suit en Europe l'histoire des guerres et des traités.

Et si du temps du Régent le Bourgogne à Paris était de mise, que le Champagne y était presque clandestin car monnayé en bouteilles et réservé aux puissants, que le Bordeaux et le Porto avaient la préférence des anglais et la piquette de partout celle des Hollandais réputés bois-sans-soif, le vin quel qu’il soit avait le don de réunir les peuples et surtout de développer le commerce entre nos différents pays.

A bon vin, bon repas, et ça ne manque pas, j'ai hâte d'essayer quelques recettes de François Massialot que je me suis empressée d'aller pêcher sur Gallica ;-)

 

« Nulle part ailleurs qu'en Champagne, il n'y en a d'aussi bonnes. Ni trop chaudes en été, ni trop froides en hiver, à température constante, bien aérées, creusées dans la craie, elles sont pour beaucoup dans la maturation et la conservation du vin. »

 

« Il n'y a rien de pire, dans une joyeuse assemblée où tout le monde attend que le bouchon saute, de se retrouver avec un vin aussi plat que tranquille. »

 

« Le vin de Bourgogne rend l'esprit libre, fournit des pensées, fortifie la mémoire, ce qui est le propre de tous les bons vins. »

 

« Ils festoyèrent jusqu'à quatre heures du matin d'andouilles, de boudins blancs et noirs, de pieds de porc, d'une langue de bœuf à l'écarlate et d'une poularde farcie. »

 

« Le métier de parfumeur et celui de cuisinier avaient bien des points communs. C'est pourquoi les livres consacrés aux parfums contenaient des recettes de tourtes et de confitures et les livres de cuisine des recettes de crèmes et d'onguents ! »

 

« L'expression « fondre dans la bouche » avait dû être créée spécialement pour ce jambon. Une saveur intense, un bouquet d'arômes de fruits secs, violette, noix, truffe… Une persistance, une longueur en bouche… Allégresse... »

 

S'il faut un bémol, ce serait peut-être sur l'enquête judiciaire qui manque un peu du punch que l'on retrouve dans les romans de Jean-François Parot.

J'en ai encore un non lu, déjà sorti pour un prochain item du challenge multi-défis 2017 :-)

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Published by Carine - dans Roman historique
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