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26 juillet 2017 3 26 /07 /juillet /2017 10:31

 

C'est cru, c'est vrai, c'est bouleversant aussi...

Tout est dit sans fioritures, sans délicatesse littéraire et ça marque !

Un livre court, vibrant de sexe et de haine, dégueulant d'alcool et de stupre, assourdissant de bruits et de blues, dégoûtant de dépravation et de racisme, dégoulinant de désir et de sang.

Une vision de l'Amérique qui ne la grandit pas, qui la plonge dans une mer de boue immonde et surtout sa jeunesse dorée si peu suivie, si peu cultivée.

C'est le roman de la vengeance ultime, la plus sale, la plus dégradante et qui se termine dans la mort crasse qui se passe de justice, cette belle justice bien blanche.

 

« Si vous n'avez jamais bu de bourbon glacé avec une paille, vous ne pouvez pas savoir l'effet que cela produit. C'est comme un jet de feu qui vous arrive sur le palais. Du feu doux, c'est terrible. »

 

Un auteur dont j'ai beaucoup entendu parler, un auteur sulfureux du siècle passé dont la prose n'a clairement pas vieilli, un auteur enfin que je n'avais jamais lu. Voilà qui est fait et je ne le regrette pas :-)

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Published by Carine - dans Roman
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24 juillet 2017 1 24 /07 /juillet /2017 15:37

 

« Un roman envoûtant sur la corruption de l'innocence, l'histoire d'un cœur simple sacrifié au bûcher du génie. »

Je me demande si la personne qui a écrit ce quatrième de couverture a lu le roman ou, juste interviewé l'auteure et mal compris son propos…

Pour ma part, s'il y a quelqu'un qui a été détourné du bon chemin, c'est bien le pauvre homme qui a enfin trouvé en cette jeune fille moins innocente qu'il n'y paraît une âme sœur en ce qui concerne son art !

Envoûtant, je ne sais pas, profondément lassant, c'est certain car la mesquinerie et la jalousie sont les déterminants de ce récit qui aurait pu être vraiment génial !

Si la forme est belle, légère, colorée et bien rythmée, si le fond est historiquement fidèle, l'introduction du personnage principal est tout à fait dérangeant car le modèle de « La fille à la perle » de Vermeer est sa propre fille et non une servante naïve et corruptible, ça gâche tout !

 

« Suivi un temps où tout sembla dépourvu d'intérêt. La propreté du linge, la promenade quotidienne au marché, le calme de l'atelier, bref, tout ce qui avait compté pour moi perdait soudain de l'importance tout en étant toujours là, comme ces meurtrissures qui disparaissent en laissant de petites bosses sous la peau. »

 

« Quand il finit par ajouter des couleurs au-dessus de ces « fausses » couleurs, je compris. Il passa un bleu pâle sur la jupe de la jeune femme et celui-ci se transforma en un bleu moucheté de noir, que l'ombre de la table rendait plus foncé, et qui s'éclaircissait près de la fenêtre. Au mur, il ajouta de l'ocre jaune, laissant entrevoir du gris, le rendant lumineux mais non pas blanc. »

 

« Un tableau dans une église est comme une chandelle dans une pièce obscure, on s'en sert pour mieux voir. Elle est un pont entre Dieu et nous-même, mais ce n'est pas une chandelle protestante ou une chandelle catholique, c'est juste une chandelle. »

 

Voilà, je n'ai pas été envoûtée et pourtant, j'aime l'histoire et la peinture ; je n'ai pas été éblouie et pourtant, la magie des couleurs est magnifiquement décrite ; je n'ai pas été transportée et pourtant, j'ai adoré l'ambiance de cette belle ville de Delft au XVIIème siècle.

Pas facile d'introduire un personnage dans l'Histoire quand elle se suffit à elle-même...

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Published by Carine - dans Roman historique
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24 juillet 2017 1 24 /07 /juillet /2017 15:21

 

Si la première moitié du livre est un peu décevante par la caractère particulier, égoïste et finalement inintéressant de l'héroïne, la seconde moitié est une leçon d'amour qui tourne en longueur et en mièvrerie même si on s'y laisse prendre sans s'en rendre compte.

Un livre simple, d'une grande "humanité" téléphonée, dans lequel on se retrouve parfois avec nos propres interrogations... Un peu facile, même si le ton est bien ciblé et le rythme dans l’œil de l'ouragan !

 

« Dis-moi Philip, dis-moi pourquoi nos grandes nations envoient les hommes par légions pour faire la guerre, mais ne sont pas capables d'en envoyer quelques poignées pour sauver des enfants ? »

 

« Aux heures glaciales du premier matin, sur les pavés désertés de SoHo les bouteilles d'alcool qui dégorgent des poubelles éparses témoignent des délires de la nuit déjà consommée. Toute la ville dort, la gueule en bois. Seuls les bruits de quelques rares voitures viennent troubler le silence du quartier encore embrumé d'un voile d'ivresse. »

 

« Le paradoxe, c'est que je ne serai jamais ta mère, mais toi tu seras toujours ma fille. »

 

 

Un roman de vacances qui se lit trop vite, à garder pour un coup de blues et encore...

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Published by Carine - dans Roman
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24 juillet 2017 1 24 /07 /juillet /2017 15:04

 

Ce qu'il y a de bien avec Dirk Pitt, c'est qu'on ne s'ennuie jamais ;-)

Et j'adore les déflagrations des grenades, les balles sifflantes, l'odeur du sang et de la sueur qui se mêle dans l'action.

Et je visualise si bien les opérations commandos préparées au poil qui pêchent par trop d'orgueil et qui ne doivent leurs réussites qu'à la chance et une poignée de héros ;-)

Et j'aime aussi les découvertes archéologiques réelles et/ou imaginaires que l'auteur nous offre et nous révèle en levant parfois un pan de voile sur certaines énigmes du passé.

Et bien oui, j'apprécie cet auteur qui nous fait profiter un peu de sa vie trépidante et extraordinaire avec une plume qui ne manque ni de panache ni d'humour.

 

« Vraiment extraordinaire. C'était un jour à marquer d'une pierre blanche. Avoir obtenu un rendez-vous avec les trois seules et uniques femmes, et chacune plus belle l'une que l'autre, dans un rayon de 3 000 kilomètres de désolation glacée, et cela en l'espace d'une demi-heure, c'était indiscutablement une forme de record. Il en était encore plus fier que de la découverte du sous-marin soviétique. »

 

« Les planches étaient soigneusement jointes par des tenons et des mortaises. La partie immergée était souvent renforcée par des plaques de plomb. Quand au reste, c'était en général du fer ou du cuivre. »

 

« Et, chose incroyable, la vieille voiture de collection, réduite presque à l'état d'épave, avait encore des ressources. Comme animée d'une volonté propre, elle alla chercher dans ses entrailles de fer et d'acier l'énergie nécessaire à produire un dernier et superbe effort. Les pneus avant mordirent la neige, et la Cord s'arracha pour franchir les derniers mètres qui la séparaient de la crête. »

 

A la fin du roman, je me pose quand même cette question : mais qui engendre ces démons qui détraquent la pensée d'un peuple en lui faisant croire les plus absurdes des conneries ?

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Published by Carine - dans Thriller
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14 juillet 2017 5 14 /07 /juillet /2017 10:22

 

Il était une fois la vraie vie et si parfois, elle commence comme un conte de fée, le mariage magnifique n'est pas toujours suivi de « ils eurent beaucoup d'enfants et vécurent heureux jusqu'à la fin des temps ».

L'auteure n'a pas son pareil pour nous plonger dans des vies vraies, truffées de petites joies, parsemées de grands malheurs, piquées de moments de folie.

Des vies de couples où l'on se retrouve dans ces interrogations difficiles et récurrentes qui doivent mener au partage et au compromis.

Des vies de familles où l'on se souvient des tensions dans la fratrie, des chamailleries et des grandes réconciliations.

Des vies de parents où après l'émerveillement de la naissance vient toujours le dur chemin de l'éducation et de ses conséquences.

Un roman plein d'émotions, j'ai ri, j'ai pleuré, j'ai vécu une autre vie pendant le temps d'un livre.

 

« Les échecs, les déboires ne les prenaient jamais au dépourvu, c'était toujours très au-dessous de toutes les avanies qu'ils avaient prévues. »

 

« J'ai les yeux trop fatigués. D'ailleurs, avec cette écriture ! On dirait qu'une araignée est sortie d'un encrier à moitié ivre. »

 

« L'Irlande ne s'est jamais amusée comme l'Empire britannique, à toujours chercher noise aux autres pays européens. Nous, nous ne nous mêlons pas des affaires des autres. »

 

Non, décidément, la vie n'est pas un long fleuve tranquille… Plutôt un torrent plein de remous avec parfois, au détour d'une courbe, un plan d'eau faussement tranquille qui détourne un moment le courant de la vie…

Et pourtant, quelle est belle la vie quand l'amour et l'amitié sont présents pour à jamais perpétuer l'espoir.

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Published by Carine - dans Roman
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11 juillet 2017 2 11 /07 /juillet /2017 15:18

 

Superbe titre qui rafraîchit un max en cette période caniculaire ;-)

Après un roman rouge qui était à la limite du documentaire historique, voici un roman historique qui ne déparerait pas dans ma collection écarlate.

A travers les yeux et les amours d'une jeune couturière française, on découvre les splendeurs et les horreurs de la cour de Russie au XVIIIème siècle. De la gouvernance caractérielle et décadente de la tsarine Elisabeth à celle humaniste et moderne de Catherine II de Russie en passant par le bref intermède fou de Pierre, l'auteure nous voyage de palais en palais, de bals en bals, de jardins en jardins et nous voilà happés par l'âme russe, sa gentillesse et sa cruauté, sa générosité et son extravagance.

Une plume riche et colorée a vite fait de nous transporter aux bords de la Neva et de nous plonger dans ce merveilleux tumulte d'un peuple toujours en mouvement, d'une ville toujours en travaux et d'une cour tumultueuse où les scandales se succèdent sans fin.

 

«Ne disait-on pas que pour être heureux un homme devait avoir une honnête fille pour épouse et une délurée pour maîtresse ? »

 

«Le profit que je retire de mon travail me permet d'encourager de jeunes artistes sur lesquels je fonde de grands espoirs. Sans mon soutien financier, ils mourraient de faim et leur talent serait à jamais perdu. »

 

« Une partie de moi demeurera éternellement ici. Jamais je n'oublierai cette merveilleuse lumière qui semble irradier des trésors contenus dans les palais et se diffuse parfois dans toute la ville. J'ai appris à aimer ce pays en toute saison, et peut-être plus encore sous la neige, aussi étrange que cela paraisse. Qui pourrait être insensible à la magie de ces hivers, quand tout resplendit au soleil sous une mince couche de givre ? »

 

Une lecture qui fait rêver, un roman que je conseille aux amateurs de belles histoires sur fond d'Histoire :-)

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Published by Carine - dans Roman historique
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10 juillet 2017 1 10 /07 /juillet /2017 12:57

 

Quelle déception !

Et pourtant, j'avais un superbe souvenir de cet auteur et là, patatras, c'est la cata !

Répétitions après répétitions, on arrive finalement au bout du roman et l'on se dit, tout ça juste pour ça !

Car si l'idée de base est originale, la forme laisse à désirer et les personnages sont peu convaincants et deviennent vite énervants. Qui plus est, le côté thriller est tellement simpliste qu'on découvre rapidement le nom du grand méchant sans vraiment comprendre les motivations profondes qui l'ont emmené à ce lavage de cerveaux systématique.

 

« Anarchiste, indépendant, il ne tolérait pas la bêtise, vaste territoire dans lequel il reléguait sans nuance tous ceux qui n'étaient pas d'accord avec lui. »

 

« Vladimir Rojnov se considérait comme un savant et un chercheur investi d'une mission qu'il résumait par une formulation toute scientifique. Il 'dirigeait' les émotions du malade afin de l'aider à combattre les instincts pathogènes qui le mettaient en conflit avec la société. »

 

Et ce n'est pas le fond un peu vieillot, genre guerre froide, qui m'a déplu, plutôt cette impression d'ensemble d'un manque de consistance. J'ai eu l'impression de lire un roman facile, à ficelles, sur un sujet qui pourtant ne manque pas d'intérêt.

Bon, vu la chaleur caniculaire de ces derniers jours, je suis peut-être passée à côté du sens profond de cet ouvrage ;-)

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Published by Carine - dans Thriller
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10 juillet 2017 1 10 /07 /juillet /2017 10:31

 

Wouah, quelle aventure les amis, entre splendeur et décadence, dorure et pourriture, vision humaniste et stagnation de droit divin…

Un roman digne de Dumas avec une pointe de Dan Brown et pour être complet un soupçon d'Umberto Eco ;-)

Un roman, une année, une seule, où l'on verra la fin du cardinal Mazarin, la chute de Fouquet, la montée en puissance de Colbert et enfin, la prise en main du gouvernement par le roi Louis XIV !

En plus de ces monstres de l'Histoire, on croise tout au long de notre lecture du très beau monde ; Molière et La Fontaine, Le Nôtre et Vattel, Le Brun et Perrault, un théâtre de fables, des jardins de gourmandises, des touches éclatantes et macabres…

Et tout cela autour d'un secret qui finalement ne change pas grand-chose comme le montre la suite de l'Histoire. En effet, si la révolution française a supprimé le droit divin, la soif de pouvoir des hommes politiques les fait se comporter en tout comme des rois...

 

« Vos bottes sont prêtes, mais je ne suis pas sûr de pouvoir vous garantir leur survie au-delà du printemps. Elles sont usées comme le souffle du Cardinal. »

 

« Oh je comprends bien l'impatience de ceux qui ont agi : il est si difficile de détenir la vérité et de ne pouvoir la dévoiler. »

 

L'Histoire vue par les yeux de deux hommes qui sont peut-être meilleurs auteurs que politiques… Ce qu'il y a de certain c'est qu'ils nous offre là un tout bon roman, bien distrayant et riche en rebondissements.

Petit bémol quand même, ça manque d'une postface pour bien cerner les personnages de fiction qui portent le même patronyme que des personnages historiques de la même époque !

Enfin, s'il n'y a rien à redire sur le fond, la forme par contre n'est pas toujours au top. Certains passages sont magnifiques, colorés et bien rythmés, et d'autres, sont plats, ternes et sans relief, et ça gâche un peu l'ensemble du coup.

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Published by Carine - dans Roman historique
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10 juillet 2017 1 10 /07 /juillet /2017 08:43

 

Voilà un roman rouge plus historique que romantique, une histoire véridique à peine romancée donc.

L'auteure, super bien documentée, va nous faire vivre, au travers une héroïne historique, la grande épopée des Mormons.

Du recrutement de nouveaux membres en Ecosse à l'édification de Salt Lake City, capitale mormone de l'Utah, en passant par la traversée non seulement de l'océan Atlantique mais aussi des territoires plus ou moins hostiles qui s'étendent de la côté Est à la côte Ouest des Etats-Unis. Un chemin semé de morts, truffé d'embûches, où les épidémies s'en donnent à cœur joie, où les conditions climatiques sont inhumaines ; un parcours insensé pour un espoir de liberté, une transhumance inimaginable portée par une foi qui transcende tout.

Et si on ajoute à cela, la guerre de Sécession, la guerre du Mexique, la ruée vers l'or et l'explosion de villes champignons comme Virginia City au Nevada, on a entre les mains un super moment d'évasion ;-)

 

« Par quelle bizarrerie le peuple américain, chantre de la liberté, se livrait-il à l'esclavage ? »

 

« Une mormone doit accepter son sort sans rechigner. Elle occupe une certaine place dans sa maison et dans la communauté, une place enviée et respectée, mais elle ne doit pas chercher autre chose. »

 

Une lecture riche d'enseignements, un style un peu trop documentaire parfois et il manque, pour moi, juste un brin d'humour pour alléger la tension, la rigueur, la désespérance parfois que l'on retrouve tout au long du roman.

J'ai encore en réserve d'autres livres de cette auteure qui se démarque des classiques du genre, à suivre donc ;-)

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Published by Carine - dans Roman rouge
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9 juillet 2017 7 09 /07 /juillet /2017 11:24

 

Devenir grand-mère, c'est aussi se replonger dans la lecture éveil pour les petits.

Pour ma petite-fille, j'ai commencé la collection P'Tit Loup qui a plusieurs atouts...

Un format facile à prendre en mains, même pour des petites menottes ; une couverture toute tendre, toute douce qui invite à la caresse ; des couleurs éclatantes qui distillent l'énergie et la joie et enfin, des pages bien plastifiées qui ne craignent pas un nettoyage après un passage de petits doigts collants ;-)

A chaque volume, un thème bien défini, ni trop long, ni trop court. Des petites phrases bien rythmées, un vocabulaire usuel riche et varié, des illustrations bien détaillées qui peuvent devenir un jeu de trouvailles et toujours une bon conseil en conclusion.

Comment vient la peur du noir, l'histoire ne le dit pas et pourtant, elle est tenace et récurrente. Et, en tant que parent, on se sent bien démuni face à cette terreur née de rien et qui submerge l'univers de nos petits bouts. Alors, pour briser là cette peur affreuse, beaucoup de câlins et pourquoi pas une veilleuse ;-)

Une histoire à ne pas raconter trop vite, attendre quand même que la peur soit là et ne pas la transmettre à l'enfant par une lecture trop explicite de monstres cachés ;-)

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Published by Carine - dans Album Jeunesse
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