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17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 08:25

Un style, faut le dire, assez désuet,

Qui remplit tous nos souhaits.

D'un humour piquant et décapant,

Esquisse tous les tourments

Des personnages « caractères ».

Une bourgeoisie toute entière,

Se dessine alors sous nos yeux

Où l'amour n'est pas heureux

Mais juste une question de prix.

Et si le beau est bien épris,

Malgré un fossé de société,

La belle aux lourds préjugés,

Se fait, bel et bien prié,

Avant de se décider ;-)

Petit résumé d'un roman qui est l'ancêtre des romans passions (mes livres rouges) d'aujourd'hui. L'auteure, avec une plume acérée, nous décrit une bourgeoisie anglaise futile, ennuyeuse, un peu sotte dont la vie tourne autour des visites, des ragots, des bons partis et des mariages. L'humour, toujours présent, donne une certaine légèreté au texte et rend l'histoire, finalement, assez plaisante à lire même si elle manque un peu de frivolité. Pas d'envolées passionnées, juste une analyse quasi anatomique des personnages et de leurs émotions. On peut même se demander si l'auteure, quand elle a écrit son roman, avait déjà succombé aux affres de l'amour car ses descriptions de deux cœurs amoureux restent assez, comment dire, platoniques mais c'est peut-être aussi l'époque qui veut ça.

« Vous pouvez y aller vous-même avec vos filles, ou vous pouvez les envoyer seules, ce qui serait peut-être préférable, car vous êtes si bien conservée que Mr Bingley pourrait se tromper et égarer sur vous sa préférence. »

« Tout ce que vous me dites me fait penser que vous êtes deux des filles les plus sottes de la région. Je m'en doutais depuis quelque temps, mais aujourd'hui, j'en suis convaincu. »

« Tout fortifie ce qui est déjà fort. Mais lorsqu'il s'agit d'une pauvre petite inclination, je suis sûre qu'un bon sonnet peut en avoir facilement raison. »

« Ma pauvre enfant, vous voilà dans une cruelle alternative. A partir de ce jour, vous allez devenir étrangère à l'un de nous deux. Votre mère refuse de vous revoir si vous n'épousez pas Mr Collins, et je vous défends de reparaître devant moi si vous l'épousez. »

« C'est une bien regrettable histoire, et qui va faire beaucoup parler, mais, de ce triste événement, il y a une leçon utile à tirer, c'est que chez la femme, la perte de la vertu est irréparable, que sa réputation est aussi fragile qu'elle est précieuse, et que nous ne saurions être trop en garde contre les représentants indignes de l'autre sexe. »

« Mon enfant, ne me donnez pas le chagrin de vous voir dans l'impossibilité de respecter le compagnon de votre existence. Vous ne savez pas ce que c'est. »

Une toute belle lecture où l'on retrouve un peu les filles du docteur March, la coquette assez sotte (Lydia), l'artiste effacée (Marie), l'observatrice du monde plus ou moins avisée (Lizzie) et la gentille sage un peu naïve (Jane), il ne manque que la petite copieuse (Kitty)… Louisa Alcott semble avoir puisé son inspiration, un siècle plus tard, dans les romans de Jane Austen pour écrire son best seller :-)

Dans le cadre du challenge multi-défis 2016, je place cette lecture pour l'item : « Un classique étranger ». Peu connue de son vivant, l’œuvre de Jane Austen sera analysée, décortiquée et de plus en plus appréciée au XXème siècle et deviendra alors un pilier de la littérature anglaise notamment pour sa description de la position de la femme dans la société et sa complète dépendance vis-à-vis de la gent masculine.

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Published by Carine - dans Roman classique
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