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19 avril 2016 2 19 /04 /avril /2016 15:24

Une lecture vivante, vivifiante, chantante où l'histoire est toujours présente avec un souffle torride de vérité.

Ici, jurent à foison les flibustiers, sermonnent les curés, minaudent les nunuches, persifflent les espions et toujours derrière un verre de rhum, raisonnent les bonhommes.

Une histoire tonitruante où les boulets chauffés au rouge ont leurs places ; une histoire désopilante où l'humour reste la valeur sûre des hommes qui savent que leur vie ne tient qu'à un fil ; une histoire désolante où la malignité de certains peut provoquer bien des chambardements ; une histoire galopante où les ordres et les nouvelles prennent trois bons mois pour atteindre qui de droit ; une histoire vraie finalement qui voit, enfin, la Martinique définitivement française !

« Tout à coup, elle se retrouvait dans ses bras. Sa bouche écrasait ses lèvres, ses mains sculptaient ses formes, et elle s'enivrait de la merveilleuse odeur d'homme qui l'imprégnait, de ce parfum où se mêlaient l'arôme du tabac qu'il prisait, et le remugle du cheval... »

« D'Artagnan était gascon, donc bavard, hâbleur ; il avait tendance à enjoliver et à exagérer et ses reparties étaient si promptes que la cour s'en amusait et se les répétait. »

« Femme, tu chantes vêpres à matines ! Et j'en oublie de boire avant d'avoir soif. Prépare le rhum et le sirop et n'oublie pas le citron vert, je vais en prendre pour la soif passée, pour la soif présente et pour celle à venir ! »

« Mais s'il reste, moine, dans la boule que vous avez sur les épaules, un peu plus de cervelle que dans la queue d'un poireau, faites-moi vite apporter, à moins que vous n'ayez tout bu, un peu de ce vin qui vous a donné le tournis. »

Un livre qui entre bien dans le challenge multi-défis 2016 pour l'item « Un livre d'outre mer ».

Mon seul regret, n'avoir dans ma bibliothèque que la fin de la saga de Jacques Dyel du Parquet, flibustier, acquéreur de la Martinique et son gouverneur jusqu'à sa mort avec son épouse Marie Bonnard et ce, avant que la Compagnie des Indes Occidentales crée par Colbert ne rattache le tout à la France.

Deux tomes en fait avec une seule critique pour un même item, un voyage instructif et une lecture des plus plaisantes :-)

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Published by Carine - dans Roman historique
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