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18 février 2016 4 18 /02 /février /2016 14:41

Et de 21/60 et la magie continue toujours pour ce micro-challenge dans le challenge. Mes livres rouges continuent de générer de superbes films en technicolor dans ma petite tête pour le plus grand plaisir de mes neurones sentimentaux qui du cœur au cerveau n'arrêtent pas de s'agiter ;-)

L'auteure, super bien documentée, nous plonge cette fois en pleine révolte irlandaise contre l'oppression Anglaise de la fin du XVIIIème siècle. Les paysans, chassés de leurs terres ancestrales, de leurs maisons, se retrouvent sur les routes avec femmes et enfants ayant la vie pour seule consolation, une vie de misère et de mendicité alors que les propriétaires anglais saccagent tout, modifie le paysage pour transformer ce pays de culture en parcelles d'élevage pour leur seul profit. Pas de partage ni de générosité ici, juste une forme de génocide où le peuple ne meurt peut-être pas mais où l'âme de ce dernier est assassinée. Et certains se battent pour protéger les plus pauvres, les plus fragiles et ils ne sont pas tous irlandais, certains anglais ont aussi compris qu'on ne tue pas un peuple sans en subir les conséquences…

Des personnages bien campés et attachants, un récit fluide et plein de rebondissements, une dose pleine de bons sentiments et d'humour, une histoire enfin qui puise ses sources dans l'Histoire, celle écrite du sang et des larmes de ce peuple riche de légendes et longtemps opprimé.

« La rage au cœur, le cavalier regarda le village flamber au creux du vallon. Demain, les mêmes hommes sans âme qui avaient mis le feu mettraient à bas les derniers murs noircis. Dans unes semaine, ils creuseraient des fossés et planteraient des haies pour enclore des pâturages. Au printemps suivant, il n'y aurait plus que du bétail pour se nourrir de cette terre, condamnant les villageois à errer le long des routes d'une campagne radicalement remodelée. »

« Passe encore que vous me condamniez à rôtir dans les flammes de l'enfer, mais que vous y précipitiez aussi mon père, ma mère, tous mes aïeux et mon cheval est déjà moins pardonnable... »

« Je préciserais volontiers quel autre endroit de votre charmante personne est affecté par ce qui est en train de nous arriver, mais mon éducation m'interdit de telles privautés tant que vous n'aurez pas vous-même reconnu que vous êtes attirée par moi autant que je le suis par vous. »

« A leurs yeux, les pauvres ne seraient que le grain à moudre dont la société a besoin pour avancer. Il est même de bonnes âmes pour professer qu'un tel ordre des choses a été voulu par Dieu. A défaut d'être humain, leur système ne manque pas de logique. Pour qu'il y ait une classe dominante, il faut bien une classe d'opprimés. Aux uns la puissance et la prospérité, aux autres l'asservissement et la misère. »

Une toute bonne lecture que j'intègre donc dans le challenge multi-défis 2016 pour l'item « Un livre écrit à quatre mains ». En effet, sous le pseudonyme May McGoldrick se cache le couple d'écrivains Jim et Nikoo McGoldrick qui a publié son premier roman en 1994.

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Published by Carine - dans Roman rouge
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