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14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 15:24

Toujours dans le cadre du challenge multi-défis 2016, j'ai choisi pour ce cinquième opus de la série « Les Duchesses » l'item : « Un livre d'un auteur enfant d'écrivain ». En effet, Maria Bly alias Eloïsa James est la fille de Robert Bly, écrivain et poète américain récompensé par le National Book Award en 1968 pour son recueil de poésie « The Light Around the Body ».

L'auteure maintient le suspense et surtout un rythme soutenu grâce aux nombreux rebondissements et aventures des personnages principaux. Personnages qui au fil des romans s'étoffent de plus en plus et qui, s'ils perdent un peu en humour, gagnent en tendresse et en sagesse.

Après les « water closet » du tome précédent, nous abordons ici des thèmes un peu plus lourds à savoir la pharmacopée de la fin du XVIIIème siècle et les responsabilités au niveau gouvernemental, à cette même époque, d'un pair du royaume d'Angleterre. En plus de cela et avec beaucoup de psychologie, l'auteure décrit d'une belle plume le mariage et l'amour vrai ; celui qui fait exploser les cœurs de tristesse et de joie ; celui qui dure justement parce qu'il est fait d'attention, de tendresse, d'écoute, de pardon et de partage.

« Un mari n'était qu'un élément du décor, à l'instar du charbon dans la cité de Newcastle et du cochon dans sa soue. »

« Je parle ainsi parce que je suis un dévoyé qui n'a jamais songé à siéger au Parlement. On est obligé d'y porter ces affreuses petites perruques. On dirait que ces messieurs ont des escargots alignés autour des oreilles tels des soldats à la parade. »

« Elijah se sentait ridicule dans son habit de brocart, avec sa perruque et ses souliers à talons, mais tel était le triste sort d'un duc. Il s'était depuis longtemps résigné à avoir une apparence et un comportement que la plupart des hommes trouvaient bizarres et que, dans son for intérieur, il jugeait ridicule. »

« Quel étrange univers, où les femmes de chambre décidaient de la tenue de leur maîtresse, de la couleur de sa bouche et des ornements de sa chevelure. »

« Un enfant illégitime peut passer pour une erreur. Deux, c'est le signe d'une insouciance coupable. Et trois, c'est carrément déplorable. Alors, six... »

« Villiers était très doué pour chasser ses idées noires. Il ravalait sa mélancolie et la faisait tout simplement glisser avec une bordée de jurons. »

Pas de fleur-bleue ni de gnangnantisme ici, juste des situations dans lesquelles nous pouvons toutes nous retrouver ou avoir été il y a longtemps, avec les mêmes incertitudes et les mêmes sentiments. Voilà pourquoi j'aime tant les « livres rouges », non seulement ils sont bien écrits mais, en plus, la justesse des propos et des quiproquos me fait rire ;-)

Au suivant donc ;-)

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Published by Carine - dans Roman rouge
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