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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 09:16

Dans sa série « Il était une fois », Eloïsa James se prête au jeu de la réécriture des contes de notre enfance et nous offre, ma foi, de jolis romans bien distrayants.

Ce premier tome est dédié à Cendrillon et on y retrouve une souillon à la beauté troublante qui sait gérer un domaine de la porcherie aux travaux des champs, un prince passionné d'archéologie et profondément généreux, une marâtre acariâtre et grippe-sou, une demi-sœur gentille et juste gentille et enfin, une marraine oubliée et qui ressemble comme deux gouttes d'eau à la Bonne fée de Disney (du moins, c'est vraiment comme cela que je l'ai visualisée en lisant le roman).

Et si le début est un peu brouillon pour représenter l'image désordonnée de la gestion de la maison par la marâtre, l'histoire devient vite structurée quand elle est rythmée par Cendrillon, se coquinise quand apparaît la marraine et s'enflamme carrément quand le Prince entre dans la danse.

Avec une plume toujours aussi riche, l'auteure nous introduit dans un château de conte de fées et ne lésine pas sur les belles descriptions romantiques aussi bien des jardins que des atours de ces dames tout en gardant beaucoup d'humour dans les dialogues.

« Le problème, quand on possédait un château, c'est qu'il grouillait généralement de monde. Et ces personnes étaient ses gens, d'une façon ou d'une autre. Sa famille, ses domestiques, et même sa ménagerie… jusqu'au chien mangeur de pickles, bien que celui-ci semblât s'être envolé pour le paradis des chiens. »

« De fait, Victoria et Dimsdale étaient parfaitement assortis. Aussi niais l'un que l'autre, aussi doux de caractère… et aussi impressionnés devant quiconque était doté de deux sous de bon sens. »

« Allons, venez dans ma chambre. On m'a installée en haut d'une tour. On a l'impression d'être au paradis, avec tous ces nuages autour ! Le seul inconvénient, ce sont les pigeons qui grattent aux fenêtres. »

« Dans la bonne société, si vous pariez la pièce montée que la mariée est encore vierge, vous risquez d'être privée de dessert ! »

« Ne la blâmez pas, la malheureuse. Elle a hérité du matérialisme de son père et des bajoues de sa mère. »

« J'ignorais que l'on payait les gens pour écrire des livres, avoua Henry. Je croyais qu'ils le faisaient pour la gloire. »

Juste une petite remarque, l'auteure met dans les mains de Cendrillon un livre qu'aucune jeune fille de bonne famille n'a jamais dû avoir sous le yeux à savoir « La puttana errante » d'Arétin ou plutôt de Lorenzo Veniero. Il s'agit d'un pamphlet en vers très cru et très grivois écrit suite à une déception amoureuse et non, d'un livre de dessins érotiques à l'image des Manuels de l'oreiller asiatiques ou encore du Kamasutra indien où les estampes sont de vrais chefs-d’œuvres destinées à éduquer les jeunes filles au plaisir de l'amour.

A part ça, c'était une toute bonne lecture qui entre bien dans le cadre du challenge multi-défis 2016 pour l'item : « Un conte ».

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Published by Carine - dans Roman rouge
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